CONDUITE DE CHOISEUL
is avait Evidemment non, car une soumission aussi plate aux exi-
et dans gences de l'ennemi aurait provoqué la brouille avec l'Im- 1 1 anglais pératrice-Reine et renversé du coup l'édifice si pénible- | 11 In mé- | ment élevé de l'entente cordiale des maisons d'Habsbourg | 'est-à- et de Bourbon. Parjure à ses engagements, déshonoré, le ne e quel- gouvernement de Louis XV serait resté isolé en Europe, date. À sans alliés, sans amis, et aurait perdu le peu de prestige elle on qu'il possédait encore. Pour débarrasser son pays de la récla- robe de Nessus que représentaient pour la France les liens jusqu'à de l'accord autrichien, sans blesser les susceptibilités de olition Marie-Thérèse, Choiseul avait plaidé la distinction des deux rivière guerres et la paix séparée avec l'Angleterre; malheureuse- Je lac ment, pour faire aboutir ces conceptions qui font honneur d'Hlli- à l'imagination de l'homme d'État, il fallait que la puisspérait sance insulaire, et surtout son chatouilleux ministre, conivait se sentissent à jouer le rôle de compères, qu'ils se prètassent égales à une procédure permettant de faire participer le roi de la pos- Prusse, sans le nommer pour ainsi dire, aux arrangements le-Bre- pacifiques. Une combinaison d’un caractère aussi épineux uant à | ne pouvait convenir ni à la morgue haineuse de Pitt, ni ; \ et mé- à la mobilité soupconneuse de Frédéric; elle s'adaptait 1x que encore moins aux obligations d’un gouvernement parleut-être mentaire ; aussi était-elle condamnée d'avance à l'insuccès. possi- Malgré l'échec final, dont il ne saurait du reste être vcastle rendu responsable, Choiseul déploya, dans les pourparinisté- lers de La Haye, beaucoup de tact et d'habileté. On ne l'après : saurait trop louer l'adresse avec laquelle il se comporta ia rande vis-à-vis de la cour de Vienne. Un diplomate moins clair- | 1 nables voyant eût été tenté de garder le silence sur les réponses faites aux dernières ouvertures de Yorke et sur la déarticle marche de Froullay; Choiseul agit autrement; tout d’aposer ? bord il fait lire à Kaunitz sa correspondance échangée | avec Affry et quand il apprend les commentaires désobli- | geants qu'entraine cette lecture, loin de se fâcher et tout HR 2% he en maintenant la communication, 1l se contente de pres- [Fi : qi FEt
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