‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 3)Chapitre 287 sur 303 · TUE LL NES EE · texte numérisé non relu

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crire à son cousin {1) l'ambassadeur la précaution de retrancher « tout ce qui pourrait blesser la délicatesse et la méfiance autrichienne. » La dépêche qui contient cette réserve fait l'éloge de la perspicacité, et jette un jour précieux sur la pensée intime du ministre. Pour lui, la jalousie que manifeste le chancelier au sujet des conversations de La Haye n'a rien que de très naturel. «Il prévoit, non sans raison, que nos intérêts élänt arrangés, il pourrait arriver que nous fussions un peu plus froids sur ceux de la maison d'Autriche. Ce point l'inquiète d'autant plus que contre son attente il commence à craindre que l'Angleterre ne veuille de bonne foi la paix, car ne vous y trompez pas, Monsieur, M. le comte de Kaunitz n'avait jamais imaginé que le ministère anglais, enflé de ses succès, voulût séparer les deux guerres, ce ministre n'appuyait sur la séparation de notre part que pour que nos pertes ne fussent pas mises en compensation, lors de la paix générale, avec les avantages que se promettait la maison d'Autriche. » De l'examen de l’état d'âme du chancelier, Choiseul passe à l'appréciation de la mesure dans laquelle la France est engagée à l'égard de son alliée. L'article 13 du traité du 30 décembre 1758 est formel : « Les deux parties contractantes ne feront ni paix ni trêve avec leurs ennemis communs et respectifs que d'un parfait accord et commun consentement. » Cette clause qui ne lie que la France, l'Autriche « n'étant en guerre ni de fait, ni de volonté avec l'Angleterre », est empruntée au traité secret; il avait songé à ne pas la reproduire, mais « neus ne pouvions pas honnétement le rejeter l'article) dans le moment où nous voulions absolument anéantir ledit traité. » Du reste , il n'y à pas lieu de s'arrêter à cette disposition, puisque l'assentiment de l'Autriche aux pourparlers a été obtenu, « Par conséquent, c'est une affaire finie et une condition

(1) Choiseul au comte de Choiseul, 18 avril 1760. Affaires Étrangères.

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