DÉFAITE DE MAUGIRON ET DES SAXONS
division Nicolaï et la capture des batteries francaises établies en face de Maulbergen. Ces dernières, vainement attaquées à plusieurs reprises par l'infanterie du général Imhoff, furent enfin enlevées grâce à une évolution habile des escadrons du prince de Holstein qui enfoncèrent les troupes de soutien. Dans ces rencontres, qui doivent avoir eu lieu entre Kutenhausen et Maulbergen et aux abords de ce hameau, figurèrent non seulement les 19 escadrons de Holstein, mais aussi les 18 de Wangenheim; les dragons de Holstein et deux régiments hanovriens, Hammerstein et du Corps, s’y distinguèrent et subirent des pertes sérieuses. Ce fut probablement dans la mêlée avec la brigade de Mestre de Camp que le colonel du régiment du Corps fut fait prisonnier. Sauf cette exception, la cavalerie française ne croisa pas le fer sur cette partie du :hamp de bataille.
Pendant que ces incidents se passaient au c :ntre et à la droite de l’armée de Contades, à sa gauche offensive de Maugiron avait également échoué : ce géné ‘al fut blessé de deux coups de feu. Ses deux brigades, : epoussées par les Anglo-Hanovriens de Sporcken et &* Sc 1eele auxquels s'étaient joints quelques bataillor , de 14 division Wutgenau, tombèrent sous les feux d la batterie du moulin de Hahlen et de celle que le colon’ 1 Braun venait d'amener sur les positions conquises; #!s reculèrent en désordre et entrainèrent une partie du corps du comte de Lusace accouru à leur aide. Quelques bataillons saxons, ayant formé le carré, sans doute dans la crainte d'une charge de cavalerie, qui d’ailleurs ne se produisit pas, souffrirent beaucoup des boulets et de la mitraille que les canons ennemis firent pleuvoir sur leurs rangs serrés.
Il était à peine neuf heures, et Contades était complètement battu. Presque toute la cavalerie française, et deux divisions d'infanterie, celles de Beaupréau et Maugiron, étaient en pleine déroute: les brigades de Nicolaï et la
4 és état. À idéale E
moitié des Saxons avaient été entamées. Les Anglais et Hanovriens qui constituaient la droite de l’armée confédérée gagnaient du terrain; les batteries francaises si efficaces au début de l’action avaient été prises ou retirées de la zone de feu; l'artillerie du prince Ferdinand, dont la supériorité n’était plus contestée, accablait de ses projectiles las masses confuses des Français. Guerchy, dont les troupes étaient encore intactes, n'avait plus participé au combat depuis l'abandon du village d'Hahlen et se contentait d'échanger quelques coups de fusil avec les tirailleurs ennemis. Du côté de Todtenhausen, en dépit des pertes que lui infligeait le canon ennemi, supérieur en nombre et en calibre, Broglie se maintenait ferme. Seuls de ses troupes, les grenadiers de France envoyés au secours de Nicolaï avaient été sérieusement engagés. D'après le rapport du général, ces soldats d'élite se distinguèrent par leur fermeté; ils perdirent deux de leurs colonels tués et 300 hommes hors de combat.
Dans de pareilles conditions, il n’y avait d'autre parti à prendre que celui de la rentrée au camp; aussi Contades dut-il en donner le signal. Elle fut couverte par le corps de Broglie. « Toute la réserve, rapporte ce dernier, se retira sur deux lignes, protégeant la retraite de Picardie et de Belzunce; les ennemis débouchèrent alors sur 6 colonnes et montèrent le rideau d’où ils canonnèrent la réserve avec beaucoup de vivacité, et de très grosses pièces, jusque dans les haies de Minden; elle (la réserve) s'arrèta vingt fois depuis le champ de bataille jusque-là et ne borda la haie qu'après que toute l’armée eut repassé le ruisseau. Alors voyant que les troupes étaient inutiles dans cette position, et qu'elles allaient y être très maltraitées par la canonnade des ennemis œui commencaient à leur y faire du mal, je les fis repasser par la ville et fis placer quelques pièces de gros canon sur un cavalier pour empécher les ennemis d’en approcher. On vint aiors me cher-
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