‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 3)Chapitre 79 sur 303 · HADICK ET LAUDON A LA RENCONTRE DES RUSSES · texte numérisé non relu

HADICK ET LAUDON A LA RENCONTRE DES RUSSES

quelque tentative nerveuse. M. Hadick, au lieu de marcher directement sur le Bas-Oder, a ordre de chasser premièrement le prince Henri de la Lusace, qui depuis que nous sommes ici se promène derrière nous, et menace nos subsistances. » Selon les événements, le corps destiné à la Saxe suivrait le Prince Henri ou tenterait un coup de main sur Dresde. Si Hadick ne pouvait joindre les Russes, soit que ces derniers eussent été forcés, par le défaut de provisions ou par les manœuvres de l'ennemi à ne pas s’éloigner de Posen, soit pour un autre motif, il ferait une incursion dans le Brandebourg et se porterait sur Francfort, Berlin, etc. Quant à Daun « à qui il resterait encore 50.000 hommes de bonnes troupes », il surveillerait le Roi en occupant des positions avantageuses. « Ce plan d’opérations, ajoute le Français, me plait d'autant plus qu’il ne m'offre aucun grand écueil, et qu’il doit embarrasser considérablement le roi de Prusse. » Au dire de Montazet, l’armée envoyée à la rencontre des Russes avait été composée de ce qu'il avait « de mieux en troupes et en ofliciers. »

En exécution du programme adopté, Hadick était à Lobau le 24 juillet, son avant-garde à Hochkirch; il y recut l'avis (1) que Laudon, qui jusqu'alors avait été sous ses ordres, devait exercer un commandement indépendant avec mission de se réunir aux Russes. Le 26 juillet, deux jours plus tard que Frédéric, Daun avait eu les premières nouvelles (2) de la bataille de Paltzig, par un officier accompagné de quelques cavaliers habillés en uniformes prussiens, que Laudon lui avait dépèchés de Rothenburg. Soit qu'il ne crût pas à l'authenticité de la victoire attribuée à Soltikoff, soit qu'il re voulut pas quitter son camp de

(1) Boisgelin à Belleisle. Lobau, 26 juillet 1759. Archives de la Guerre,

(2) Montazet à Belleisle, Gorlitzheim, 27 juillet 1759. Archives de la Guerre, 3519.

Mark Lissa tant que le Roi demeurerait vis-à-vis de lui,

Daua ne bougea pas. Ce ne fut que le 29 (1), après confirmation du succès des Russes, qu’il invita Laudon et Hadick à faire toute diligence pour opérer leur jonction, et qu'il se prépara à marcher 1e lendemain à Lauban avec une partie de ses forces. Il ÿ restera immobile pendant 12 jours, du 30 juillet au 11 août.

Examinons maintenant les dispositions de Frédéric, Il apprend la défaite de Wedall le 24 juillet; à cette date, le gros de l’armée royale, un peu plus de #0.000 hommes, tenait en échec les 50.000 de Daun. En Lusace, le prince Henri et Finck, le premier avec 20.000 hommes aux environs de Konigswartha, le second avec 9.000 à Bautzen ; en face d'eux en Saxe et en Lusace, Hadick à Lobau à la tête de 25.000 combaltants, Vehla à Rumburg, Macguire et Brentano sur la rive gauche de l’Elbe, près de la frontière ’ de Bohème avec un total d'ensemble de 12 à 15.000 hommes. Laudon, dont le corps allait être porté à l'effectif de 20.000, mais qui n’en avait pas encore la moitié, était à Rothenburg où le surveillaient les 6.000 hommes du prince de Wurtemberg détachés à cet effet du camp royal. b: A Sawade, sur la rive gauche de l’Oder, Wedell et son armée sous le coup de leur désastre récent; sur la rive droite du fleuve, les Russes maîtres de Crossen ou en marche pour cette ville. Enfin, du côté de Landshut en Silésie, Deville et Fouqué opposés l'un à l’autre ; l’Autrichien, fort de 2%.000 soldats; le Prussien, un peu plus faible. 4

Les premières dépèches de Frédéric sont adressées à son : frére et à Wedell. De ce dernier, il songe tout d’abord à relever le moral; au prince, il dévoile le fond de sa pensée (2) : « J'ai craint et prévu ce malheur; ainsi il ne reste

TR D RE or dm TERRE IS EI IE ETES =

(1) Montazet à Bellcisle. Gorlitzheim, 29 juillet 1759, P,. S. Archives de la xuerre, 3919.

(2) Frédéric à Henri. Schmottseifen, 24 juillet 1759. Correspondance polilique, XVIII, p. 445.

le lui, onfiret Haon, et | avec ndant

ric, Il ate, le mmes, prince envien; en la tête ire et ntière | homctif de tait à es du royal.

on ardroite arche ilésie, , fort

à son bord à penreste

bs de la

mdance

Page 1