MAUVAISE ORGANISATION DE L'ARMÉE SUÉDOISE
ur nels très intelligents; cette armée est excellente en ellesa mème, les soldats et cavaliers sont très sages, point marau- LS; deurs, point déserteurs et très braves. Il ne leur manque Le. qu'un chef; mais il ne faut point le chercher dans la nation; nt fût-il un second Turenne, il n'y serait pas propre, parce à qu'il ne serait jamais ni assez respecté, ni assez craint. » nt Un prince étranger réussirait mieux : « Ce serait même de un grand bien pour la nation en cas que la guerre ne e fût pas heureuse; l'impossibilité où ils seraient de faire s. couper la ‘éte à leur général les forcerait de rester trann- quilles dans leurs diètes. » Les services administratifs é- : n'existaient pas (1) : « Elle (l’armée) marche sans farines, et sans fours, sans boulangers. Le soldat a 9 sols, 9 dea- niers de France ; quand il arrive du pain du pays au camp, r- il en achète ; lorsqu'il ne vient pas, ils’en passe. » Ajoutez à à l'anarchie dans les rouages le manque de pontons laissés f- en arrière faute de moyens de transport, l'absence de ca- Le valerie et de troupes légères, et il est facile de comprendre se pourquoi l’armée suédoise rendit si peu de services à la at cause commune.
it La position de Neu-Ruppin, où Hamilton s’était retiré, t- était trop forte pour que l’on pût songer à l'y attaquer; 2 aussi Wedell se borna-t-il à couper ses convois et à gêner IS ses approvisionnements. Les privations qui en résultèrent à " pour les troupes augmentèrent le mécontentement ; Hamil- . ton envoya sa démission à la Diète, ne voulant plus come \ mander (2) une armée « où tout est intrigue et cabale et S où tout le monde est maître ». Une diversion que le prince à de Bevern fit exécuter par la garnison de Stettin, sur la
À ligne de communication avec Stralsund, fit rétrograder les Suédois jusqu’à Prenslow. Ils y recurent, dans les
| (1) Montalembert à Belleisle. Prenslow, 10 septembre 1758. Archives de | la Guerre, 3482.
| (2) Montalembert à Belleisle. Neu-Ruppin, 9 octobre 1758. Archives de la Guerre.
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derniers jours d'octobre (1), une dépêche de Fermor en date du 18 septembre. Le général russe, qui venait de quitter Landsberg pour marcher sur Stargard, les informait en termes vagues de son intention de se diriger vers l'Oder et les engageait à se joindre à lui près de Stettin. Dans l'attente de nouvelles plus fraiches et plus précises, l’armée prolongea son séjour jusqu’au 21 novembre, puis, sur l'avis du retour de Dohna, qui revenait de Saxe où il avait été appelé après le départ des Russes, elle regagna l'abri des murs de Stralsund et de l'ile de Rugen. La campigne, qui n'avait procuré à l’envahisseur que l'avantage de vivre quelques mois aux dépens du roi de Pruss>, coûta en fin de compte aux Suédois, indépendamment des malades, environ 3.000 hommes sacrifiés dans les postes qui retombèrent entre les mains de l'ennemi.
(1) Montalembert à Belleisle. Prenslow, 30 octobre 1758. Archives de la Guerre,