BLOCUS DE MINDEN PAR LES HANOVRIENS
hanovrien n'avait-il fait traverser la ville de Brême à ses troupes légères que 2% heures après le départ des Français. Ce retard n'empècha pas le partisan Luckner de ‘amasser des trainards, des effets et des équipages en quantité considérable. Diepenbroich lui-même ne quitta Brème pour rejoindre le prince Ferdinand que le 3 mars: il laissa dans la ville une garnison de 2 bataillons. En fait, la précipitation avec laquelle Saint-Germain accomplit sa retraite contribua beaucoup à augmenter le désordre et l'indiscipline dont ii se plaint si vivement.
Pendant que Clermont et ses lieutenants fuvaient devant un ennemi imaginaire auquel ils livraient magasins, bagages, canons, malades et éclopés, le gros des contfédérés, dont les mouvements avaient été retardés par le mauvais état des routes et par la crue des rivières, se concentrait autour de Minden; mais le blocus, commencé le 5 mars par le général Oberg et le prince de Brunswick, ne se transforma en investissement que trois jours plus tard. Se laisserait-on enlever la place sans faire un effort pour la dégager? Malgré des embarras très réels, qu'il | grossissait à plaisir, Clermont prit quelques dispositions pour cet objet. Les généraux Voyer, Villemeur et Armentières, avec 35 bataïllons et 32 escadrons, devaient occuper Herworden, Lemgow et Rintelen, et appuyés par Saint- Germain, essayer de donner la main à la garnison de Minden. L'opération serait soutenue par le reste de l'armée, distribué en échelons le long du Weser, depuis Hameln jusqu'à Rintelen. Clermont aurait ainsi, rassemblés sous ses ordres directs, 97 bataillons et 70 escadrons, soit, en tablant sur des effectifs réduits (1), 32 à 35.000 combattants, Les difficultés à surmonter étaient sérieuses. Voyer se plaint (2) des chemins et de leur encombrement :
(1) Villemeur et Cornil'on donnaient un effectif de 300 hommes aux betaillons, Saint-Germain un peu moins.
(2) Voyer à Clermont. Alverdissen, 6 mars 1758, Papiers de Clermont.
En mn
«Ily a telle communication où l’on a été obligé d'ouvrir k à 5 pieds de neige et de glace. On m'annonce de plus grands obstacles pour demain. » 1] demande la suppression de tous les équipages, voitures, chaises, berlines dont la longue file entravait la marche des troupes. On ne peut rien obtenir du pays; « malheureusement il n'y a pas un village à trois lieues à la ronde où tous les gros équipages de l'armée n'aient commis des excès et des déprédations épouvantables ». Le lendemain, c'est l’indiscipline qu’il signale à son chef (1) : « Je crois que je serais venu à bout des habitants du pays, mais je ne puis en dire autant des différents pelotons de nos troupes répartis dans tous les environs. »
A ce moment et jusqu’au 8 mars, Voyer était encore en correspondance avec Minden. Il évalue (2) à 5 ou 6.000: sans compter la brigade de cavalerie prussienne, le nombre des Hanovriens sur la rive gauche du Weser, décrit les voies conduisant à Minden et termine ainsi : « Le résultat de tous ces détails est qu’il est difficile d'y marcher pour la secourir (la garnison), et qu'il eût été à désirer qu'on püt prévenir l’ennemi, en s'emparant des gorges, mais la plus près est à 4 lieues d'ici, celle de la droite à près de 5, et mes ordres ne me portaient qu'à Herworden. » Enfin le 12, Voyer, qui montra en cette occurrence une activité que n'imitèrent pas la plupart de ses camarades, soumet à Crémille le projet d'une attaque combinée par les deux rives du Weser, pour la relève de la place d’après lui fort compromise. Il s'adressait bien mal; si jamais Clermont et Crémille avaient songé à interrompre le siège, ce dessein était depuis quelques jours complètement abandonné.
Sans doute, dans sa correspondance avec Belleisle le général en chef affirme son intention de reprendre l’offen-
(1) Voyer à Clermont. Alverdissen, 7 mars 1758. Papiers de Clermont, (2) Voyer à Clermont. Herworden, 10 mars 1758, Papiers de Clermoni,
d'ouvrir de plus suppresberlines ipes. On iln'ya les gros des dél’indiscije serais s en dire rtis dans
ncore en u 6.000:
le nomr, décrit Le résulmarcher à désirer gorges, droite à Herworurrence ès camaombinée la place al; si japmpre le ètement
leisle le l'offen-
rmoni,