‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 4)Chapitre 17 sur 361 · CLERMONT RENONCE A SECOURIR MINDEN · texte numérisé non relu

CLERMONT RENONCE A SECOURIR MINDEN

dont le être des éclaircissements plus certains d'après lesquels je verrai le parti nécessaire à prendre. »

st tout Bientôt toute hésitation cesse; Minden sera sacrifié. nnemis Le 9 mars, Crémille (1) informe le ministre qu'on se proeulent- pose de rester sur le Weser pour manger les ressources du R. COKPS pays et qu'on profitera du répit pour évacuer les canons et le reste * le parc sur Wesel et Cassel. « J'avoue, Monseigneur, que eant sa je ne sais trop quel sera le sort de Minden ; M. de Morangies nt-ils le se voit investi, mais les reconnaissances qu'on a faites du r beau pays ne font que trop juger qu'il ne sera guère possible ère, me : de le secourir, par la nature du pays qui nous sépare. » rs de la - Quatre jours plus tard, après avoir lancé une dernière u prince à note décourageante, cette fois sur les dangers qui menaares aux caient du côté du Haut-Weser, Crémille quitta l’armée emps de à pour assumer, auprès de Belleisle, la fonction de directeur ordonné du ministère. Il fut remplacé au quartier général par le il serait comte de Mortaigne, militaire de réputation et protégé de sort des 5 Belleisle. Clermont, comme toujours, partage les alarmes tière de | de son entourage; dans sa dépèche du 11 mars (2), il se occuper, L montre beaucoup plus préoccupé des mouvements du prince éritables … Henri de Prusse, dont on rapportait l’arrivée à Gôttingen, r je n'ai M et de ses propres communications avec Paderborn et la he de la ) Lippe, que de Minden dont il semble avoir fait son deuil. moment L Néanmoins, les choses restèrent en l’état jusqu’au 15 mars; à devant M ce jour, Clermont apprit la capitulation de Morangies et la i donner probabilité de la marche en avant de l’armée hanovrienne. putes ses Aussitôt, il donna l’ordre à Voyer et à Villemeur {3) de gaourne la 2 gner Paderborn, à Armentières de brûler le pont qu'il er deux avait jeté sur le Weser à Rintelen et de battre en retraite ; rtillerie. 2 quant à lui, il sortira de Hameln le 17 et sere suivi le len-

-demain 7 demain par l'arrière-garde, sous les ordres de Saint-Pern. bent sur

ai peut- 1 (1) Crémille à Belleisle, Hameln, 9 mars 1758. Archives de la Guerre. ; : (2) Clermont à Belleisle, Hameln, 11 mars 1758. Archives de la Guerre.

(3) Clermont à Villemeur et Armentières. Hameln, 15 mars 1758. Archives de la Guerre,

Le généralissime avait consacré les loisirs de son séjour à la correspondance active qu'il entretenait avec les divers personnages de la cour. A Belleisle il fait part (1) de ses inquiétudes sur le nouveau coadjuteur que le ministre lui envoie; il s'incline, cela va de soi, devant le choix de Mortaigne dont il apprécie les connaissances militaires, mais, ajoute-t-il : « Vous m’auriez fait plaisir de me parler de son caractère. 11 y a longtemps que j'entends dire qu’il est avantageux et despotique. Si cela est, il aura de la peine à réussir auprès de moi, car je n’aime point ces sortes de gens-là. » Toutefois, il lui fera bon accueil à cause de la recommandation du maréchal. Il se méfie de Contades dont il n'aime pas les prétentions : « C'est au général, pour que la besogne aille bien, à disposer de sa confiance et non à ceux de son armée à la prétendre; d'ailleurs une confiance multipliée met de la jalousie entre les confidents et cela ne va jamais qu'au détriment du service. Vous savez que je suis parti avec la promesse que je ne serais gêné en rien; c’est cela qui m'a déterminé à me charger d’une aussi détestable besogne que celle-ci. » Plus loin, c’est du commandant de son artillerie dont il se plaint : « Envoyezmoi, Monsieur le maréchal, et le plus promptement, M. de Vallière, car 1l n’est pas possible d'avoir aussi peu d'intelligence, de bonne volonté, d'activité et de ressources que le corps d'artillerie de cette armée, à commencer par le chef. » SiClermont professait, en général, une mince estime pour la capacité de ses sabordonnés, en revanche, il avait une excellente opiaion de ses propres mérites : « Un particulier, écrit-il à Montmartel (2), sacrifierait tout à une espérance de gloire; je sacrifie ma gloire au bien de mon maitre et de l'État. Voilà ce qu'on trouve dans un prince du sang qui pense bien. » A l'en croire, les maladies dont il est atteint ne diminuent en rien son énergie : « J'ai une

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(1) Clermont à Belleisle. Hameln, 9 mars 1758. Papiers de Clermont. (2) Clermont à Montmartel. Hameln, 11 mars 1758. Papiers de Clermont.

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