‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 4)Chapitre 177 sur 361 · CSD LR LAON TR PARDON ON NET · texte numérisé non relu

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qui régnait depuis la Lanterne jusqu'au Carénage, et d'une batterie de 2 ou 3 pièces de canon placées audessous de la Lanterne. Le feu dura toute la nuit et les vaisseaux y répondirent. » Cette pluie de bombes, dont il tomba plus de 150, était pleine de danger pour Les bâtiments à cause du risque d'incendie; aussi le lendemain, des Gouttes fit-il retirer ses vaisseaux de la zone la plus exposée et les rapprocha-t-il de la place. Les capitaines, sur ses ordres, protégèrent les parties vulnérables avec des blindages de bois et des boucauts de tabac qu'on acheta aux particuliers; ils déposèrent également « la plus grande partie de leurs poudres dans des goélettes qui furent mises à l'écart ». Ces précautions prises, le duel d'artillerie continua entre les belligérants; les batteries anglaises des pointes de la Lanterne et de Rosse furent renforcées de grosses pièces empruntées à la flotte et servies par l'infanterie de marine qui vint remplacer les soldats de Wolfe. De leur côté, les Français répliquèrent de leur mieux de la batterie de la pointe de Rochefort, dirigée par un lieutenant de frégate, le chevalier de Queue, et de l’ilot de la passe, où commandait un officier du régiment d'Artois, M. de la Tour. Ce dernier ouvrage fut fort endommagé : « Les embrasures de cette batterie (1) étant de maconnerie vieille et négligée, rongée et désunie par l’air et le sel de la mer et dans le plus mauvais état, ont beaucoup souffert; ils l'ont tellement maltraitée que # embrasures n’en ont plus fait qu'une. Les bombes y ont aussi causé beaucoup de désordre, le fort étant très petit et n'ayant aucune soute, ni souterrain. »

En dépit de leur changement de position, les navires français embossés dans le port servaient de cible aux mortiers de la pointe de la Lanterne; le 29 juin, « sur

(1) Rapport de La Houillère.

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