FRÉGATES COULÉES POUR FERMER LE GOULET
les quatre heures du soir (1), le Capricieux reçut une
, et
au- bombe qui, malgré tout le blindage possible, tant en les cordage qu'en tabac, a percé le gaillard d'avant, les deux ont ponts, le faux pont et est entrée fort avant dans la cale les où, ayant éclaté, elle a mis le feu que l'on a eu de la ft de- peine à éteindre ». Cet accident provoqua une nouvelle f one prière d'autorisation de sortie qui fut refusée par le Les gouverneur. Là-dessus, des Gouttes demanda « quel serait rul- le genre de service que l’escadre pourrait rendre à la Ë de place, ne pouvant sans un risque évident garder dans
ga- ses vaisseaux que très peu de poudre; il est convenu de Lui ans faire approcher de la ville le plus que l’on pourrait les | ons vaisseaux ». En conséquence, on décida de placer les équits; pages à la disposition de la défense de terre, d'évacuer
de les vaisseaux « après les avoir mis sur # amarres comme ù la ils pourraient l'être dans un port de France » et de les m- désarmer, « à la réserve d’un corps de garde de 25 homais - mes et d'un officier qui y monteront la garde et qui ) nte seront relevés toutes Les 24 heures ». Le même 29 juin, on le coula, pour obstruer le chenal, l’Apollon et les frégates m- la Fidèle, la Chèvre et la Biche. De l’escadre, il ne resar’. tait plus à flot que 5 vaisseaux de ligne et une frégate. ra - Pendant que ces incidents se passaient dans le port, du et côté de la Cormorandière l'attaque n'avançait qu'avec une er extrême lenteur. Le ressac et le mauvais temps apporils taient des entraves à la mise à terre des munitions et du ( us pare de siège; plus de 100 embarcations et un canon de 1 de 2% furent perdus dans cette opération. Mais ce n'était | €, pas tout; le matériel une fois sur la plage, il fallait le transporter à travers les marécages et les accidents de
es terrain jusqu'à l'emplacement des batteries. « Toutes les
IX difficultés du débarquement, écrit Amherst (2), la cons-
ir
(1} Rapport de des Gouttes, 1°" juillet 1758, à bord du Prudent. Archives
de la Marine.
(2) Journal d'Amherst, 6 juillet 1758. Mante.
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truction des routes, le passage des marais et les précautions pour la défense de notre camp, rendent l'approche de la place beaucoup plus longue que je ne leusse souhaité, » Ce ne fut que le 27 juin que les Anglais occupèrent la Colline Verte, et le 3 juillet qu'ils commencèrent à élever les traverses destinées à protéger les tranchées du côté du bassin intérieur. Cette entreprise, ainsi que l'achèvement des chemins d'accès, fut gènée par la frégate l'Aréthuse que son brave commandant, Vauquelin, avait embossée au fond de la rade de manière à balayer les ouvrages anglais. IL maintint sa position pendant plusieurs journées et, malgré des pertes sensibles, en infligea de plus séric es à l'ennemi. Le Capricieux vint appuyer l’action de Vauquelin pendant que les bastions du Roï et Dauphin tiraient de plein fouet sur les travailleurs de l’assiégeant, Pour combattre le feu de l'Aréthuse et du Capricieux, aussi bien que pour enfiler le front d'attaque, Ambherst fit établir plusieurs batteries sur la hauteur de Martissans au nord de la rade. L'Aréthuse, fort éprouvée, dut abandonner la partie et, après avoir réparé ses avaries, fut expédiée, avec les dépêches du gouverneur, pour la France où elle arriva saine et sauve.
Au moment de son départ, le 15 juillet, la situation était encore incertaine. Voici en quels termes elle est dépeinte par La Houillère (1) : « Jusqu'à ce jour les Anglais ont occupé toutes les hauteurs et sommités dont la place est entourée au côté de la terre, par des redoutes et retranchements à l'éloignement de 5 à 600 toises. Du côté de la Pointe Blanche, le ‘ong de la mer vers Le Cap Noir, ils se sont avancés sur 3 petits monticules qui se suivent, dont le plus proche de la place se trouve à 350 toises environ. » Les remparts étaient intacts et n'avaient guère
(1) La Houillère au Ministre. Louisbourg, 13 juillet 1758. Archives de la Guerre.