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de canon tirés du fort, qui leur en coulèrent 2 à fond, les firent disparaitre et elles ne se remontrèrent plus. Cependant l'ennemi se tint constamment au pied de l’abatis jusqu’à trois heures et demie, tentant inutilement de le franchir: mais voyant qu'il ne lui était pas possible, il remonta le coteau et rentra dans le bois pour se rallier ». Après une accalmie relative d'une heure, le feu reprit « plus vif que jamais » et l'ennemi « tenta de nouveaux assauts sans cependant s'engager autant que la première fois ». Vers cinq heures et demie, les Anglais commencèrent à battre en retraite.
D’après une relation (1) qui complète celle que nous venons de citer, l'effort principal de l’assaillant aurait porté sur un angle mort du retranchement où était posté Le régiment de Guyenne. C'est là que se passa un incident relaté un peu différemment par Désandrouins et Pouchot. Des soldats anglais, soit par ruse de guerre, soit trompés par la couleur blanche des drapeaux de Guyenne que les enseignes agitaient pour encourager leurs hommes, s’approchèrent du parapet en criant aux défenseurs de se rendre et en leur promettant quartier. Les malheureux payèrent leur hardiesse de leur vie et furent presque tous couchés à terre par une décharge à bout portant. Il y eut aussi un instant de défaillance de la part des jeunes recrues de Berry qui assistaient à leur première affaire ; ils furent promptement ramenés par leurs officiers. En résumé, la troupe montra son courage habituel et un entrain extraordinaire. « L'attaque fut vigoureuse, dit Malartic, maïs la défense plus opiniâtre, le feu vif de part et d'autre, plus nourri cependant de la nôtre; on ne recommandait au soldat que de tirer à sa fantaisie, à propos et de bien ajuster; il ne fallut pas le leur dire deux fois, ils ne s’occupèrent que de ce soin, le soldat de recrue comme le vieux, et tous témoignèrent une même
(1) Relation de La Pause. Archives de la Guerre, 3498.
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