‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 4)Chapitre 195 sur 361 · VICTOIRE DE MONTCALM · texte numérisé non relu

VICTOIRE DE MONTCALM

ardeur. » Un autre spectateur (1) fait du tir et de la conduite des troupes le même éloge : « Le feu de notre mousqueterie était si bien dirigé qu'ils (les Anglais) étaient détruits, à mesure qu'ils paraissaient. Jamais le soldat n'a montré tant de fermeté; il semblait qu'ils connussent que leur salut dépendait de la victoire. » A cette belle attitude de l’armée, les généraux Montcalm, Lévis et Bourlamaque avaient largement contribué; merveilleux de sang-froid, s'exposant aux balles comme le dernier de leurs hommes, ils se prodiguèrent partout où il y avait danger, payèrent de leur personne et donnèrent le plus brillant exemple.

fond, s. Ce- \batis de le le, il ier », *eprit eaux nière

Le service des munitions fut admirablement assuré ; pen-

orté dant toute la durée du combat, il y eut un travsport e ré- incessant du fort aux lignes dont s’acquittèrent à mer-

dent veille, malgré des pertes sensibles, les ouvriers de l'artilhot. lerie et les fantassins du 2° bataillon de Berry. npés A partir de 5 heures et demie, l’action se ralentit pour e Les cesser complètement à 7 heures et demie. Il n'y eut pas 'ap- de poursuite, tout au plus des sorties isolées; soit ordre du

ren- général, soit fatigue, les Français ne quittèrent pas ayè- leurs lignes. Abercromby qui, d'après la rumeur de

tous l'époque, n'avait été présent qu'à la fin de la bataille,

eut couvrit sa retraite, comme il l'avait fait pour l'attaque, par Ines de nombreux essaims de tirailleurs; il put emporter la

ire ; plupart de ses blessés. « Après des attaques répétées,

En écrit-il dans son rapport, qui ont continué plus de # heures

un dans les circonstances les plus défavorables, je me suis

dit retiré à mon camp de la nuit de la veille avec les débris

de en désordre de plusieurs corps. J'ai fait transporter tous ne les blessés aux berges à 3 milles de distance; le lendemain rO- de bonne heure, nous avons rejoint la flottille, nous nous | eux sommes embarqués et sommes parvenus ici (camp du fond Il de du lac George) dans la soirée du 9. »

me

(1) La Pause. Récit de la bataille du 8. Archives de la Guerre, 3498.

lu 1 1 «| | 4|

Dans la petite armée de Monte*lm, on n'osa pas croire à une victoire aussi complète ; on pensait que l'assaut serait renouvelé le lendemain et on fit des préparatifs pour une seconde journée. Tout le monde, officiers et soldats, coucha aux pieds des ajiatis et occupa ses loisirs à nettoyer ses fusils. L'affaire de Carillon coûta aux Francais, en officiers 1% tués et 20 blessés, en soldats 92 tués et 248 blessés, presque tous appartenant à l'armée de terre. La part des compagnies coloniales et des miliciens ne fut que 2 officiers blessés, 21 soldats tués ou blessés, Les régiments de la Reine, Guyenne, Béarn et Berry avaient été les plus éprouvés; dans l'état-major, Bourlamaque fut dangereusement, Bougainville légèrement blessé. Les Anglais eurent beaucoup de monde atteint par le feu. Le rapport officiel d'Abercromby accusa un déchet de 1.610 réguliers et 33% provinciaux (1), inférieure à la réalité s'il faut s'en rapporter aux témoignages des Français (2) présents sur le terrain. Le nombre des prisonniers ne fut que de 38 ou #0 presque tous blessés. Sauf l’action du canon du fort dont nous avons parlé, d'aucun côté il ne fut fait emploi d'artillerie.

En résumé, le combat de Carillon, où 3.500 Français résistèrent victorieusement à 12,000 ou 13.000 Anglais ou provinciaux, fut chaudement disputé, puisque les vainqueurs y perdirent plus de 10 p. 100 de leur effectif, et que les vaincus, ou du moins les réguliers anglais, qui seuls prirent part aux assauts, y laissèrent 27 p. 100 des leurs. Le résultat fait honneur à l'armée de Montcalm, et contraste avantageusement avec la plupart des batailles d'Europe où furent engagées nos troupes pendant la guerre de Sept Ans. De la tactique des généraux rivaux, il y a

(1) En officiers, 34 tués dont un générai et 2 colonels, 89 blessés ; en soldats, 17 tués et 1.290 blessés; 35 prisonniers.

(2) Lévis, dans son journal, parle de 800 Anglais enterrés sur le champ de bataille.

roire à serait ur une )idats, à netincais, > tucs ée de liciens Lessés, Berry ourlaement nt par:

léchet e à la Franiniers action Ôté 1l

is ré- Lis ou ainif, et seuls eurs.

cond'Eu- 1erre lya

n sol-

champ

Page 1