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comptent deux ou trois habitations et qui sont protégés par une palissade. Tout le pays est une immense forêt de 240 milles d’étendue, coupte par plusieurs rangées de montagnes inaccessibles à tout être humain, sauf les Indiens si on peut accorder à ceux-ci cette qualité... J'espère trouver, pour franchir les monts Alleghany, une route meilleure que celle qu'a prise le général Braddock. Si je réussis, je gagnerai #0 milles sur mon itinéraire et j'abrégerai le travail nécessaire pour frayer le passage à travers les bois, ce qui est de toute importance, » Forbes se plaint de 12 désertion des volages Indiens qui, venus trop tôt, étasent repartis de même et dont il ne restait que 200 fidèles. Pendant l'été, la marche se poursuivit péniblement, sans opposition des Français qui attendaient les Anglais par la route de Braddock et paraissent avoir été assez mal servis par leurs éclaireurs.
Une première rencontre eut lieu à peu de distance du fort Duquesne. Le major Grant avait obtenu la permission (1) de se porter en avant avec un détachement de 900 hommes, composé moitié de montagnards écossais et moitié de Virginiens, à l'effet de reconnaître la position française et de renseigner la colonne principale. Il put arriver dans la nuit du 1# septembre, et sans être signalé, à une hauteur éloignée du fort d'un kilomsire. Il garda avec lui dans la forêt, le gros de sa troupe !2), et envoya le major Lewis avec ses provinciaux surprendre le camp indien qui était établi sous les murs de Duquesne. Aussitôt l'affaire engagée, Lewis devait battre en retraite, de manière à attirer l'ennemi sous le feu des réguliers embusqués dans les bois. Malheureusement pour la réussite du projet,
(1) Forbes à Pilt. Raes Town, 20 octobre 1758. Record Office. (2) Voir pour le récit du combat, Casgrain, Montcalm et LeWis, vol. I. — Parkman, Montcalm et Wolfe, vol. II.
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