RENTRÉE DE L'ESCADRE DU CHA#FAULT
nt as- Bisarre qui était sorti de Louisbourg dans la nuit du 8 au pour 9 juin, quelques heures après le débarquement des Aninem- glais. La division ainsi renforcée repartit pour la France vous vers la fin de septembre; le 27 octobre, elle rencontra vous dans les parages d'Ovessant, l'amiral Boscawen qui ren-
cri- trait en Angleterre (1) avec 3 de ses propres vaisseaux, 4 iuni- le Bienfaisant, capturé dans le port de Louisbourg, et nl mé- 3 frégates. On échangea quelques bordées sans se faire 4!
venir grand mal; la nuit et le mauvais temps séparèrent les RL
alm, combattants. À la suite de cette échauffourée, l’escadre N4 ends française se dispersa : le Dragon et le Bizarre gagnèrent \1a r les le port de Rochefort, le Sphinx et le Hardi celui de {NM
aux Brest. Quant au 5° vaisseau le Belliqueux de 6% canons, | H]
eus il se 'fourvoya dans le canal de Bristol (2) où sa présence 1: causa quelque émotion dans le publie anglais. Les autori- ne} rs de | tés navales dépêchèrent à sa recherche l’Antilope de 50 n' nan- canons. Le commandant français, M. de Martel, qui n'avait Î 1 | aire, plus que cinq jours de vivres, au lieu d'essayer de les : sur prendre de force à l'Anglais qui lui était inférieur, arbora d HA bles, le pavillon parlementaire et, sur la requête d'un offi- n bâti- cier de l’Antilope envoyé aux renseignements, se rendit à | ance bord de ce vaisseau. Il expliqua sa détresse au capitaine, \ (| | Jour cita l'exemple d’une frégate anglaise obligée de faire 1 relâche dans la rade de Brest, à laquelle les Français | |! \da, avaient accordé la liberté, réclama le même traitement, | aux | et finit par se laisser emmener, lui et son navire, à Bris- LEA sCa- | tol où on Les retint comme de bonne prise. En punition de i} ault sa conduite inexplicable, Martel fut rayé par le ministre ‘un du Berryer des cadres de la marine. 0 HN En fin de compte, les armements considérables que la 10 ter cour de Londres avait préparés pour la conquête de l’Amé- Hi | our : 1 ile | (1) W. L. Clowes, Royal Navy, vol. LT, p. 185. Les noms que donne l'auteur (M pour les vaisseaux de Du Chaffault sont inexacts. A 1 (2) Lettre de Mercier à bord le Belliqueux. Arehives de la Marine. ” | | |
ES
rique française, ne donnèrent pas en 1758 les résultats qu'elle était en droit d'espérer. Louisbourg avait succombé, il est vrai, mais le Canada avait résisté victorieusement à l'attaque formidable dirigée contre lui; sauf vers la fin de l’année, et dans la région lointaine de l'Ohio, pas un pouce du territoire français n'avait été entamé. Grâce à l’héroïque valeur de Montcalm et de ses soldats, grâce aussi à l'incapacité d’Abercromby, les Anglais avaient subi un échec qui les avait mis hors de combat pour le reste de la saison. Mais pour avoir été détourné, l'orage n’en était pas moins menaçant; tout dépendrait des secours que la métropole pourrait expédier, et surtout faire parvenir à ses courageux compatriotes. Malheureusement la suprématie maritime de la Grande- Bretagne, de moins en moins contestée, faisait prévoir à ce sujet de cruels déboires.
ultats
sucvictolui; taine it été : nie à “ CHAPITRE VII e ses s An- } s de NÉGOCIATIONS ENTRE VIENNE ET VERSAILLES 4 6 dé- L!
t dé- DIFFICULTÉS FINANCIÈRES DU CABINET FRANÇAIS. — BERNIS VEUT | 1 dier RÉDUIRE LES SUBSIDES DUS A L'IMPÉRATRICE. — PROPOSI- 1h ê d 1 14:
otes TIONS PACIFIQUES MAL REÇUES A VIENNE. — ENTRETIENS nl: nde- DE CHOISEUL AVEC MARIE-THÉRÈSE ET KAUNITZ. — DISSEN- | | Dir à TIMENTS ENTRE M°° DE POMPADOUR ET BERNIS. — CHOISEUL lp
APPELÉ AU MINISTÈRE. — DISGRACE DE BERNIS. — ABAN- DON DES TENTATIVES DE MÉDIATION. — RETOUR A LA POLI- TIQUE BELLIQUENSE. — NÉGOCIATIONS POUR LE NOUVEAU TRAITÉ AVEC L’AUTRICHE.
Pendant l’année 1758. l'entente entre les cours de Versailles et de Vienne fut troublée, non seulement par les incidents de la guerre, en général peu favorables à la cause de l'alliance, mais encore par une divergence de vues qui, malgré les protestations prodiguées de part et d'autre, devint plus accusée avec le cours des événements, et entraina la chute du personnage le plus en évidence du cabinet français. L'abbé de Bernis, initié aux premières ouvertures de l’Impératrice, principal négociateur du traité défensif du 1° mai 1756, seul représentant des intérêts de son gouvernement dans la préparation du traité secret du 1°" mai de l’année suivante, devait être considéré comme dévoué corps et âme à l'ouvrage dont il avait été l'artisan; aussi sa nomination au ministère des Affaires étrangères avait-elle été saluée des ap-
dl
27 AMENER A D mn
lien
oo,
plaudissements de la cour de Vienne qui comptait trouver en lui un collaborateur ardent et sûr. Cette attente fut déçue; la responsabilité du pouvoir fit du diplomate spirituel, léger et optimiste que nous avons vu à l’œuvre, un ministre indécis, nerveux et trembleur. Autant il avait été présomptueux et imprévoyant avant la guerre et pendant Ja campagne de 1757, autant il se montre abattu après les premiers revers. Sans énergie pour corriger le mal dont il sait mesurer la profondeur, il n'’imagine d'autre remède que l'abandon des engagements qu'il a luimême souscrits, hésite à se dépouiller de fonctions qu’il s’avoue incapable de remplir, sert à contre-cœur une politique qu'il condamne, et, à force «à: tergiversations, se fait congédier par son maître et remplacer par son meilleur ami. Aux défaillances, à la sensiblerie, aux attaques de nerfs de Bernis, à l’indolence vaniteuse de Louis XV, le narrateur éprouve un véritable plaisir à opposer le sangfroid, la ténacité, la persévérance de Kaunitz, la dignité et l’indomptable énergie de Marie-Thérèse.
Vers la fin de l'hiver, à la suite des explications échangées entre les deux gouvernements, la confiance de l’Impératrice, fort ébranlée par les tendances pacifiques de Bernis, commençait à renaître. Stainville avait déclaré (1), au nom du Roi, que « Sa Majesté Très-Chrétienne était fermement résolue de faire tous ses efforts pour l’accomylissement du traité secret, de ne jamais songer à traiter la paix que de concert avec l'Impératrice et de continuer à la secourir et soutenir puissammert d'hommes et d'argent ». Les ordres donnés pour ramener de l’armée de Clermont les régiments allemands destinés à former le corps auxiliaire, venaient confirmer ces bonnes paroles et faisaient espérer la prompte arrivée des troupes françaises en Ro-
(1) Kaunitz à Bernis, 4 mars 1758. Archives des Affaires étrangères. Autriche.
t trouittente omate euvre, l'avait t penabattu ger le d'aua luis qu'il 1€ pons, se meilaques LV, le sanggnité
hanmpé- Ber- ), au rmeisseer la ‘à la nt », nont uxIient Ro-
res.