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puissance de réduire les subsides promis; 3° nécessité de concerter entre les deux cours « plus tôt que plus tard » un plan qui pût amener la paix: #° examen des moyens de consolider, après la conclusion de la paix, l'alliance et l'union des deux maisons. A cette pièce, le cabinet de l'Impératrice répondit, selon la méthode en usage, par un mémoire (1) reproduisant avec complaisance les arguments des deux parties. En résumé, Marie- Thérèse, par égard pour les embarras militaires et financiers du Roi, consentait à abaisser de moitié, pour l’année en cours, les versements à effectuer en vertu au traité secret; elle ne se refusait plus à la perspective d'une paix prochaine, mais de quelles restrictions était accompagné cet assentiment! « L'Impératrice ne peut dissimuler que ce n: soit avec Là plus grande peine qu’elle apprend la dure nécessité que lui annonce Sa Majesté Tres-Chrétienne de devoir songer, dès à présent, à la paix. Quoi qu'il en soit cependant, comme elle est incapable de ne pas entrer dans la situation de ses alliés, elle donnera la main s’il le faut à une paix confornie aux circonstances justes et aisonnables. Mais, comme ce sont naturellement les couditions qui doivent en décider », l’Impératrice comptait sur la parole du Roi de ne rien traiter séparément, «mais qu'au contraire, avant de faire aucune démarche, il voudra bien lui communiquer sous réserve ses idées sur ce grand objet. Elle se le promet de son amitié pour elle, et le prie de vouloir bien charger M. l'abbé de Bernis du soin de coucher le plan de la pacification ». A l'alliance avec la France don‘ elle avait toujours été partisane, Marie-Thérèse entendait rester fidèle, même après la guerre, « mais, avait-elle dit en souriant à Stainville (2), si je fais la paix sans l’affaiblissement du roi de Prusse,
(1) Mémoire remis par Kaunitz à l'ambassadeur de France, 29 avril 1758, Archives de Vienne.
(2) Stainville à Bernis, 20 avril 1758. Affaires étrangères.
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