‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 4)Chapitre 341 sur 361 · MARCHE DE FRÉDÉRIC SUR FRANCFORT · texte numérisé non relu

MARCHE DE FRÉDÉRIC SUR FRANCFORT

et et pour rejoindre les Russes, et que Hadick le suivait de faire près. Dans l'espoir de rattraper le premier, on doubla les nous étapes, mais il était trop tard. Les deux généraux autris de chiens étaient à Priebus dès le 29; le 30, Laudon, par des S aS- marches forcées, avait gagné Sommerfeld puis Starzedtous del; Hadick, encombré par son convoi et son artillerie, pas, 1 n’avait pas dépassé Triebel et 2% heures après Pforten; un r'ap- cordon de cavalerie légère avait dérobé ses mouvements e, je | à la connaissance des Prussiens. À Sommerfeld, où il parvint à son tour le 1°" août, Frédéric acquit le certitude de int à la jonction de Laudon et de Hadick et de l'orientation n du de leur itinéraire vers Francfort, mais ce qui était vrai ssitôt le 31 juillet ne l'était plus le lendemain. Hadick, qui jusrit le qu’alors avait protégé Laudon en emboïtant ses pas, qui Silé- avait même envoyé un aide de camp à Soltikoff pour le > son prier de lui préparer les moyens de passer l’Oder, ému Ila le du voisinage de l’armée royale et craignant d’être pris néral entre deux feux, renonça à s'unir aux Russes et résolut de drons se rapprocher de Daun; en conséquence, il se hâta de cali- rebrousser vers Spremberg. Pendant qu’il accomplissait er. [l cette manœuvre, son arrière-garde se heurta en traverdiffé- sant la Neisse à l’avant-garde du Roi; dans l'engagement dans à elle fut fortement entamée, laissa aux mains des Prusadick 4 sien, un bataillon entier, # canons st un convoi de 500 voi- « de- Ê tures. Frédéric, qui cheminait en sens inverse, n'eut pas s des | le loisir de suspendre son mouvement pour poursuivre le it (#) Ë succès, et Hadick put s'installer à Spremberg, sans autre oute aventure. Le soir de cette affaire, Frédéric écrivait (1) à son frère : « Je suis informé postérieurement que les Russes

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sont entrés avant-hier à Francfort; toute leur armée y juillet È marche; je prends mon chemin par Beeskow; Finck est à Seuftenberg, je lui mande de me joindre; Wedell est à orres-

k poli- (1) Frédéric à Henri, 2 août 1759. Correspondance politique, XVI, p.469.

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Crossen et pousse l’arrière-garde russe; il passera à Schidlow. Dès que nous serons un peu en force, nous marcherons sur ces gens, et nous nous battrons per (sic) aris e! focis..….… Je ne compte plus sur vos lettres, toute correspondance sera interceptée par Hadick. » Nouveau billet, daté de Müllrose le 6 août (1), où il annonce l’arrivée du corps de Wedell. A partir de ce moment jusqu’au 25 août, le prince Henri demeura sans nouvelles du Roi.

Il serait superflu de relater les marches et contremarches de Wedell, depuis le passage de l’Oder après la bataille de Paltzig jusqu’à la réunion de ses troupes avec celles de Frédéric, il suifit de constater qu'il n'eut aucune rencontre avec les Russes. Quant à Finck que nous avons vu à Bautzen opposé à Hadick, après le départ de ce dernier, il se porta à Torgau pour arrêter les progrès que faisait de ce côté l’armée des Cercles; il était même sous les murs de cette place, quand il fut touché le 3 août par la dépêche du Roi qui l'appelait à lui. Reparti dans l'après-midi du #4, il parvint le 9 au camp royal, ayant accompli en neuf jours une course de 260 kilomètres, résultat tout à fait remarquable pour l’époque. Ainsi se trouva accomplie la première partie du programme que s'était tracé Frédéric : la concentration de forces considérables contre les Russes. En effet, le soir du 9 août, il avait assemblé sous ses ordres 63 bataillons et 106 escadrons avec un parc important d'artillerie.

Laissons le faire ses préparatifs pour la traversée de l'Oder et pour la bataille qu'il entendait livrer à l’armée austro-russe, et voyons ce qui se tramait dans les quartiers généraux ennemis.

Malheureusement pour la cause des alliés, l'unité de direction qu’'imposait aux armées prussiennes la volonté

(1) Frédéric à Henri. Müllrose, 6 août 1759. Correspondance politique. XVLH, p. 476. 19

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