‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 4)Chapitre 80 sur 361 · CRAINTES DE SOUBISE AU SUJET DE SA POSITION A GOETTINGEN · texte numérisé non relu

CRAINTES DE SOUBISE AU SUJET DE SA POSITION A GOETTINGEN

commencait-on à se montrer très inquiet et peu satisfait de Contades : « Dieu veuille, écrit Bourcet (1), qu’en se servant de nous comme de la patte du chat, nous n’en soyons les dupes. » Le prince lui-même se trouvait bien en l'air (2) : Waldner lui mande de Warburg qu'Oberg est arrivé à Paderborn; en Hanovre il n’y a rien à faire; le partisan Fischer a poussé jusqu'aux portes de la capitale de l'Électorat, mais « il n'a jamais pu persuader de les faire ouvrir »; la régence s’est sauvée à Stade, les habitants sont en fuite et il est impossible de lever des contributions. Loin de lui, de blâmer Contades de vouloir conserver sa communication avec Wesel; « mais la mienne, observe-t-il (3), est-elle moins intéressante avec Cassel d'où je suis obligé de tirer mon pain et mes farines”? Je veux croire que M. Oberg avec 10 à 12.000 hommes ne s’avancera pas jusqu'à Cassel; primo, rien ne l'en empêche. Le mal qu'il nous ferait pourrait le tenter : maitre des défilés, il nous serait très difficile de rentrer par Munden et Wittzenhausen; il faudrait remonter la Vera jusqu'à Eschwege et peut-être Eisenach, et nous serions séparés de Cassel jusqu’à la fin de la campagne; plus de communication avec Marburg, et mille autres inconvénients. M. de Contades dans sa position de Recklinghausen où il était encore le 1% au soir ne peut être d'aucun secours. Vous en jugerez, Monsieur, en calculant le temps qui lui serait nécessaire pour avancer à hauteur de Paderborn, et pour établir des subsistances. Le mémoire du duc de Broglie est dans l’exacte vérité ». Les nouvelles de Dresde font prévoir la retraite des Autrichiens : « Si la Saxe est délivrée, je croirai très aisément que le roi de Prusse fera un effort pour délivrer le pays

(1) Bourcet à un ami. Gütlingen, 10 septembre 1758. Archives de la Guerre,

(2) Soubise à Belleisle. Northeim, 17 septembre 1758. Archives de la Guerre, 3483.

(3) Soubise à Belleisle, Particulière. Gütlingen, 19 septembre 1758. Archives de la Guerre, 34183.

ne + me,

de ses alliés. On n’en fait aucun ‘doute dans toute l'Allemagne.... Je crois qu'il eût été de la dernière imprudence de s'avancer au delà d’Eimbeck. » Dans le mémoire auquel il est fait allusion (1), Broglie était plus catégorique que son chef. Il prédit la marche d'Oberg sur Cassel; ’aderborn, où se trouve ce général, n’est qu'à 16 lieues de la capitale de la Hesse, presque à la même distance que Northeim où était le quartier général de Soubise. Le prince Ferdinand appuiera son lieutenant ou livrera bataille à Contades entre Lippstadt et Paderborn. La saison est trop avancée pour le siège d'Hameln, alors même que cette entreprise serait praticable. Conclusion : il faut concentrer le corps d'armée à Güttingen et se tenir prêt à se rapprocher de Cassel. Les craintes pour la sûreté de cette ville étaient d'autant plus fondées que sa garnison se composait en grande partie de bataillons wurtembourgeois, réduits par la désertion et animés du plus mauvais esprit.

Contades, toujours à Recklinghausen, ne se doutait pas du danger que courait son collègne, et, plus entreprenant pour le voisin que pour lui-même, demandait (2) si, par une pointe hardie, il ne pourrait pas délivrer les prisonniers français enfermés à Stade. De son côté, Beileisle invitait (3) Soubise à lever des contributions à Wolfenbuttel et à Halberstadt. Enfin sur l'avis de la présence d'Oberg à Paderborn et de détachements que Ferdinand faisait dans la direction de Warendorf, Contades se décida (#) à faire un pas de plus vers la Hesse en portant les Saxons à Werlé et Fitzjames à Unna : « Voilà 22 bataillons et 36 escad’ons allongés sur le chemin de Soest.… je ferai soutenir cette tête. » Le lendemain de l'envoi

(1) Mémoire de Broglie, 18 septembre 1758. Archives de la Guerre, 3483.

(2) Contades à Soubise. Recklinghansen, 17 septembre 1758. Archives de la Guerre, 3483.

(3) Belleisle à Soubise, 21 septembre 1758, Archives de la Guerre, 3403.

(4) Contades à Soubise. Recklinghausen, 22 septembre 1758, Archives de la Guerre, 3485.

PE NO titre sn FA NTASE

’A LE ruoire que sel; s de que nce le à rop ette trer la plle sait uils

pas ant

Page 1