‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 5)Chapitre 115 sur 385 · FR · texte numérisé non relu

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vif qu'on n’y pouvait répondre que par la mousqueterie. Il cessa comme par enchantement à qustre heures. D'abord « on crut (1) à une feinte pour nous engager à quelque étourderie »; après un intervalle de deux heures un sauvage s'offrit pour aller à la découverte, se glissa jusqu'au pied du rempart, puis dans le fort où l'on n’entendait rien, et revint aussitôt prévenir le commandant de tranchée qui fit occuper l'ouvrage par une compagnie de grenadiers de Guyenne. Les Ang'ais s'étaient retirés après avoir encloué leurs canons ct noyé leurs poudres. Cette retraite prématurée, car les assiégeants n'avaient pas encore armé leurs batteries et les murs de pieux du fort étaient par conséquent intacts, fut attribuée à la manœuvre des batteurs d’estrade canadiens et indiens, qui, se faufilant dans le bois, s'étaient rapprochés de la rivière et menacaient les communications de la garnison avec le vieux Chouaguen.

Les Francais tirèrent parti de l'avantage gagné; dans la nuit du 13 au 14 on établit une voie d'accès permettant de descendre dans le fossé, et sur la crète des hauteurs de la rive droite de l'Oswego on construisit une batterie de 9 pièces de canon, reliée au fort par un chemin couvert. Grâce au zèle des travailleurs, auxquels durent se joindre les piquets de garde, tout fut prèt de grand matin le 1% août. Rigaud et Villiers, avec leurs Canadiens et sauvages, franchirent la rivière, qui à gué, qui à la nage, entourèrent les positions anglaises d’une ligne de tirailleurs, et coupèrent la retraite sur le lac des Onoyottes et sur le Mohawk. Entre temps la batterie avait conimencé son feu; « elle donnait avec beaucoup de supériorité et prenait de revers tous ‘es retranchements que les ennemis avaient autour uc Chouaguen; ils n'avaient pas imaginé qu'on vint les prendre ainsi par derrière, et n'avaient songé

(1) Recueil et Journal de D'esandrouins.

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