‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 5)Chapitre 169 sur 385 · FREDERIC REJOINT LE CORPS DE BEVERN · texte numérisé non relu

FREDERIC REJOINT LE CORPS DE BEVERN

sont arrivés ici hier au soir. Ils sont des plus maltraités: de 1,500 hommes dont étaient composés les deux bataillons du réginsent de Lorrios, il n'en reste que 600;.. le premier bataillon d'Arberg est dans l'état le plus déplorable, il ne reste que vingt grenadiers. On continue à transporter en arrière le reste des magasins qu'il a été possible de sauver des Prussiens; le magasin général est à Iglau ; il y en a un à Teutschbrod; on estime à près de cinq millions de florins la perte de ceux que le roi de Prusse a enlevés depuis qu'il est entré en Bohème, » Durant tout le mois de mai et le commencement de juin, Frédéric, tout au siège de Prague, se fit illusion sur le nombre et la valeur des troupes de Daun; sourd aux avertissements de son lieutenant, il persista à affirmer (1) que ce dernier n'avait en face de lui qu'une armée démoralisée d'une trentaine de mille hommes, qu'il serait facile de faire reculer, en menacant sa ligne de ravitaillement, Un combat heureux livré au général Nadasdy conlirma ces impressions optimistes ; aussi quand le Roi quitta son camp devant Prague avec un renfort de # bataillons, 6 escadrons et 15 canons pour prendre la direction des opérations contre Daun, était-il convaincu que sa présence seule suffirait pour décider ce dernier à la retraite. Quant à la nécessité de le pousser vigoureusement, il n'y avait pas de doute dans son esprit. « Il faut (2) que Daun soit expédié en Moravie, qu'il soit fort ou qu'il soit faible, autrement nous ne prendrons pas Prague; nous ne pourrons pas résister aux autres ennemis qui se rapprochent:

Champeaux, jeune officier, fils du ministre français à Hambourg, était muni d'un chiffre pour sa correspondance; ses appréciations sur l'armée autrichienne et Sur ses chefs sont beaucoup plus libres que celles de ses camarades.

(1) Correspondance de Frédéric avec Bevern et notamment ses lettres du 26 et 29 mai 1757. Correspondance politique, vol. XV.

(2) Frédéric à Bevern, 12 juin 1757.

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