‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 5)Chapitre 195 sur 385 · SAS - ET · texte numérisé non relu

SAS - ET

que vous éliez sûre que j'y suis porté, que l'on s'en remettrait volontiers à l'arbitrage de la France, que l'on espérait qu'elle conserverait au moins un reste d'amitié pour ses anciens aliiés, et qu'on ne demandait qu'à savoir ce qu'elle voulait de moi... que vous saviez due les Au trichiens m'avaient proposé des conditions auxquelles je n'ai jamais voulu souscrire, et que je ne voulais, ni n'altendais la paix que de la France. » La Margrave se mil en campagne; elle adressa par l'entremise de Folard une lettre au maréchal de Belleisle, qui à tort où à raison passait pour ètre encore partisan de l'ancien système, el elle chargea un gentilhomme francais, M. de Mirabeau, attaché à sa personne, de faire des ouvertures à M"° de Ponpadour et à l'abbé de Bernis. Frédérie, dûment averti, approuve (1) :4« Puisque, ma chère sœur, vous voulez vous charger du grand ouvrage de la paix, je vous supplie de vouloir envoyer M. de Mirabeau en France. Je me chargerai volontiers de la dépense. Il pourra offrir jusqu'à 500,000 écus à la favorite pour sa part, et il pourra pousser ses offres beaucoup au delà, si en mème temps on pouvait l'engager à nous procurer quelques avantages. Vous sentez tous les ménagements dont j'ai besoin dans cette affaire, et combien peu j'y dois paraitre; le moindre vent qu'on en aura en Angleterre pourrait tout perdre. » Comme nous le verrons plus loin, cette tentative de rapprochement n'eut aueun succès à Versailles.

Mais tout en cherchant à sonder les intentions de la France à son égard. Frédéric ne négligea rien pour obteair un concours plus efficace de l'Angleterre , dont Ie représentant s'était, depuis le début äe la guerre, approprié le rôle joué naguère par le marquis de Valory, au temps de l'alliance francaise. C'est ainsi que Mitchell avait suivi le quartier-général en Bohème et avait eu pendant la

(1) Frédéric à la Margrave, 7 juillet 1757. Correspondance politique. vol. XV, p. 218.

can ché mu tai tres pass IA prof sens d'am bien inter Al tete core Lees Hanoi des ag que le plein

du ro

Reine

les ce pide d

Dh © Pragud

nistre

sur des A\ Pi la dére

George

Roi, 6 média etil s'

(1) Mit

ä ñ ” Ferre ” node) ri ji . s Léo: dei, ait LE CENT

CONVERSATIONS DE FREDERIC AVEC MITCHELL. 371 | 0E campagne de fréquents entretiens avec le Roi; très atta- 1 pé- ché à sa personne, partisan enthousiaste de l'action com- | ur mune des puissances protestantes, l'envoyé britannique oir était devenu le contident intime de Frédéric, Dans ses let- | \u tres, empreintes d'une franchise parfois brutale, il fait sie passer sous nos yeux des conceptions souvent mobiles “al mais toujours vigoureuses, des desseins aussi hardis que nil profonds où se révèlent le génie de l'homme d'État, le bon une sens du praticien, le coup d'œil du capitaine, la grandeur iso d'âme du philosophe, la finesse du diplomate, et il faut ., et bien ajouter, le mépris absolu pour les lois de la morale ,al- internationale et pour le respect de la vérité. ON - A la cour de Saint-James, les soupcons si longtemps en- , üp- tretenus sur la bonne foi du nouvel allié n'étaient pas envous core éteints; peut-être la conscience des intrigues engaie de “ces avec la cour de Vienne au sujet de la neutralité du har- Hanovre, suggérait-elle la pensée d'attribuer à Frédéric TLC des agissements analogues avec la France. Toujours est-il )OUS- D que la correspondance de Holdernesse avec Mitchell est k 5 on pleine de questions sur les pourparlers, soit par le canal à azes. du roi de Pologne, soit directement avec l’Impératrice- 14 dans Reine ou le roi Louis XV, dont le bruit se répandait dans pe indre les cercles diplomatiques. En dernier lieu, la course ra- ge Le.» pide de Kaunitz en Bohème au moment de la bataille de à; l'apr- Prague, avait fait : “bjet d'une dépêche inquiète du mi- SE nistre britannique. Mitchell refusa net d'interroger le Roi 1 de la sur des avis qu'il savait apocryphes.

obte- A partir de la fin du mois de juin, c'est-à-dire après le re- la déroute de Kolin, les audiences du représentant de oprié George Il deviennent de plus en plus intéressantes. « Le emps Roi, écrit Mitchell de Leitmeritz (1), a été très abattu imsuivi médiatement après la bataille; maintenant il s'est ressaisi nt la et il s'applique aux affaires comme d'habitude... 11 parle tique.

(t) Mitchell à Holdernesse, 29 juin 1757. Mitchell Papers,

Page 1