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des événements récents avec beausoup de sens et de sang- du « froid ;… il estime qu'une seconde défaite le conduirait fa- sessi talement à sa perte et n'en caurra Île risque qu'à bon voul escient; mais il ne laissera pas échappe: une occasion fa- D se cc vorable. » Frédéric s'étend sur les difficultés de la situa- - de pi Lh tion, sur l'utilité de l'envoi d'une escadre anglaise dans les a L la Baltique, sur l'attitude de la Grande-Bretagne vis-à-vis et ei Z: de la Russie, puis sur son impuissance à venir en aïde à intér l'Électorat de Hanovre et au landgrave de Hausse. Il s'é- des n crie : « Je voudrais bien que nous puissions faire la paix. de de et si le roi d'Angleterre là fait, j'espère bien qu'il ne Ce: Lu m'oubliera pas. » Enfin il ajoute : « Je vais maintenant ‘us d | vous parler comme homme privé; vous connaissez mon tons aversion pour les subsides; vous savez que je les ai tou- | laire jours refusés ;.… mais attaqué comme je le suis de tous les de sa côtés, si la Prusse est occupée par les Russes, et si les | jamai y Francais et les Autrichiens font de nouveaux progrès, mes tômes revenus subiront un gros déchet. Je serais heureux de sa- | Mitch voir sur quel secours je pourrai compter de la part du | de se Roi et de votre nation. » Mitcheli, comme sure à son récit, cs d'auta demande une réponse prompte et catégorique aux ques- était r tions soulevées : « Cela est d'autant plus nécessaire que valf à! \ depuis neuf mois nous nous bornons à amuser le roi de SA à \ Prusse avec de bonnes paroles; dans la position actuelle deven: de ses affaires il n’y a pas de temps à perdre. Si l'Angle- À pronos terre ne veut pas essayer de le sauver, il aura à se tirer versé d'affaire comme il le pourra. » Il conclut prudemment : | minsté « En parlant ainsi, milord, je ne fais qu'exprimer mes laissait: | propres suppositions, car jusqu'à présent je n'ai pas ob- Enfi Le ù servé chez lui la moindre disposition à reprendre l'al- dépèch Hi AR Le liance avec la France. » D massur:
AD Le Pendant les derniers jours à Leitmeritz et la marche nie d D sur Bautzen, les entretiens se poursuivent. Frédéric met
en avant l'idée d’une négociation entre la France et l'An- * +) À (|
gleterre, pour le rétablissement de la paix sur la base 3 Hol
FRÉDÉRIC MÉCONTENT DE L'ANGLETERRE. 373 re du « statu quo ante bellum, » et d’une garantie des pos- 'a- sessions actuelles de la Prusse. D'après lui (1) les Français Gn voulaient se réserver le rôle d'arbitres: dans ce but « ils fa - | se contenteraient de faire une guerre de démonstration et LA - de parade, sans action vigoureuse d'aucun côté, et quand ins les autres puissances seraient épuisées ils se montreraient Vis et feraicnt la loi aux autres. Il était certainement de notre e à intérêt et de celui de la cause commune d'empècher, par s'é- des négociations entamées en temps opportun, les Français ix. de devenir les maitres de l'Europe. »
ne Ces réflexions, les récriminations de Frédéric sur le reant ‘us d'envoyer? une escadre dans :a Baltique, les apprécianoi tions sarcastiques sur les agissemerts de la puissance insuou- | lire, les regrets de « s'être allié à l'Angleterre au temps les de sa décadence, » l'indignation « d'avoir été traité comme les | jamais allié de l'Angleterre ne l'avait été », tous ces sympmes tômes inquiétants émurent au plus haut degré le pauvre sa- | Mitchell, qui, de guerre lasse, demanda (2) à être relevé du | de ses fonctions. Le découragement du diplomate était Écit, DO d'autant plus explicable que pendant plus d'un mois il ues- était resté sans nouvelles de sa cour. Sans doute on pouque vait attribuer ce silence à la crise ministérielle qui sévisi de sa « Londres depuis le milieu du printemps: mais il elle devenait de plus en plus embarrassant de répondre aux ele À pronos et aux interrcgations du roi de Prusse, qui, peu irer versé dans les intrigues du monde parlementaire de Westnt : | minsier, paraissait outré de l'abandon dans lequel on le mes : laissait, et prêt à agir er dehors d'amis si insouciants. ob- Enfin Holdernesse donna signe de vie. Dans une longue ’al- dépèche du 18 juillet (3), il s'évertue à tracer un tableau ; rassurant de la situation militaire sur le continent. Le gé-
che nie du roi de Prusse, son armée encore intacte, l'appui met : >
An Q Mileneii a ones, 9 juillet 1757. Mitchell Papers.
‘ >) Mitchell à Holdernesse. Très secret. 11 juillet 1757. Mitchell Papers.
pas € 3) Holdernesse à Mitchell, 17 juillet 1757. Mitchell Papers.
la:
des forteresses de la Silés'e, permettraient de résister à une il a
offensive des Autrichiens; Lehwaldt saurait tenir tête aux }
Russes, et le duc de Cumberland arrèterait les Francais la :
3 sur le Weser. Néanmoins Sa Majesté George IT ne repousse- (l'a
k rait pas l'idée d’une paix générale si elle pouvait se con- de 7
clure sur « des bases équitables pour Elle-mème, pour le cor
à roi de Prusse et pour leurs alliés. » Mais la réussite d'une de
r is négociation de ce genre était fort incertaine, pour ne pas que
di dire improbable, aussi le gouvernement anglais était-il dér
décidé à continuer la guerre, et disposé à écouter les pro- nai
positions que lui ferait à cet effet le roi Frédéric. « Vous pré!
penserez comme moi, ajoutait Holdernesse, que c'est le la fi
résultat de la grande lutte entre l'Angleterre et la France tien
qui déterminera les conditions de la paix à venir. Sa Ma- vous
jesté entend et espère obtenir une pacification solide: n'yi
aussi dans ce but elle poussera les hostilités avec vigueur de v
Jusqu'à cet heureux événement. Se plaçant à ce point ser
de vue, Sa Majesté , loin de refuser un concours efficace entr
au roi de Prusse, est bien résolue à le lui accorder. » qui !
Après ce préambule pour ainsi dire obligé, le ministre Ce
aborde la question des subsides; il rend hommage au brita
désintéressement et à la réserve de Frédéric : « L'An- men
gleterre qui ne peut pas fournir des soldats pourrait la ré
apporter de l'or comme sa contribution à l'alliance. vu le
mais ce sacrifice ne saurait dépasser certaines bornes. plus
Vous vous efforcerez en conséquence de traiter cette ques- Au
tion délicate, en vous placant au double point de vue des affait
égards dus aux scrupules du roi de Prusse, et de la À Fran
volonté de Sa Majesté de ne pas imposer au consentement Soub
de son peuple un fardeau trop lourd. Vous amènerez peu la fr
pe à peu le roi de Prusse à discuter sur ces bases, et vous en P
pou lui démontrerez que l’aide financier revêt à nos yeux la les A
! forme la plus pratique et la plus convenable du con- l'imp $ cours de l'Angleterre à ses alliés. » £n conclusion, l'en- |
voyé devait prier le Roi de s'expliquer sur la somme dont Où
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