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maitre de la contrée (1). « Les Hanovriens enlèvent des greins à Paderborn, et cependant je ne puis marcher faute de moyens et avant le temps de fauche... L'armée du Roi n’a qu'un débouché de 12 lieues de large pour s'avancer sur le Weser.. vous entendez que cet espace sera bientot mangé. Les cris de l’Électeur de Cologne vont se faire entendre lorsque les armées camperont, et l’indisposition des esprits n’apportera pas de grandes facilités à l’exécution des ordres. Rien n’est si difficile que de faire agir des amis que l’on mange et que l’on ne peut honnêtement exécuter militairement; quand on demande 100 voitures il en vient 10 et ainsi de suite. » A Belleisle qui le presse, d'Estrées explique ses ennuis (2). On lui avait promis à Munster 300,000 rations : il en a été livré 22,000. « Je vais prendre le parti de faire fourrager les maisons et châteaux de quelques-uns des principaux de la régence de Munster. Quand or a une marche de 45 lieues à faire, à approvisionner en avant de soi les vivres, à porter quelque grosse artillerie à tout événement, et la placer à partir pour servir utilement, il est impossible de voler. » C'était parfaitement vrai, et il était fâcheux, comme le fit observer le maréchal, qu'on n’eût pas songé à établir les magasins pendant l'hiver. L'évacuation de Wesel avait dérangé tous les projets. Paris Duverney, l’ancien munitionnaire, qui malgré son modeste titre de conseiller d'État était le grand maiire de l’intendance, et qui depuis le ministère du marquis de Paulmy avait acquis une influence prépondérante dans la direction des affaires militaires, avait basé ses câlculs sur un siège de deux mois. Pendant ce laps de temps, l’armée de d’Estrées, occupée à couvrir l'investissement, ne se serait bas écartée du Rhin; elle n'aurait pénétré en Westphalie qu’à la saison
) Estrées au ministre, 8 et 10 mai 1757. Archives de la Guerre. ) Estrées à Belleisle, 12 mai 1757. Archives de la Guerre.
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