‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 5)Chapitre 219 sur 385 · PASSAGE DU WESER · texte numérisé non relu

PASSAGE DU WESER

préparé les moyens. Je ne puis partir pour cela au plus tôt avant le 19. Le pays est montueux et difficile; il faut se préparer des marches et des vivres, mais rien n'arrètera ensuite. La tête de notre convoi d'artillerie de siége , qui avait été destiné pour Cassel, arrive après-demain ici, et le reste arrivera successivement. À tout il faut le temps et la patience; je me la donnnerais encore pour quelques jours, si je ne craignais de donner le temps à M. de Cumberland de se trop bien accommoder dans sa position. »

Le passage du Weser si longtemps attendu par l'armée, fut l'occasion d'un de ces pots-pourris (1) à la mode au dix-huitième siècle :

« Aussitôt dit, aussitôt fait,

Voilà mon d'Armentières,

Sans perdre piéton ni bidet,

Par delà la rivière.

Pour un pareil exploit,

Langlois ferait claquer son fouet ; Mais Cadet vous dira :

N'faut pas être grand sorcier pour ca!

La la Ja! »

Si, contrairement à ses habitudes de réserve, le maréchal d'Estrées semble escompter un succès presque certain, son chef d'état-major ne partage pas cette confiance. « L’'armée ,-écrit-il à Paulmy (2), est sans volonté. On a une méliance et une opinion de cet homme-ci qui me fait trembler. Croyez-moi, mon cher frère, il n’y a pas de temps à perdre pour changer la face des choses, quinze jours sont capables de tout gàter. Je croirais manquer à tout ce que je dois au Roi si je ne vous pressais pas de nous envoyer un autre chef; le plus tôt sera le plus salutaire. Autant j'aurais voulu approcher de l'ennemi à Bracovey (Brackewerde), autant je souhaite que cela n'arrive pas ici. J'y

(1) Archives de la Guerre. Allemagne, vol. XXXIE, p. 135. (2) Maillebois à Pauliny. Holtzminden, 17 juillet 1757. Archives de la Guerre.

ferai de mon mieux; je connais quelques bons bras, quelques bonnes vestes, mais la principale est bien égarée, » Peut-être le dépit évident de l’écrivain tenait-il à la circonstance que lors de la reconnaissance qui avait précédé à le passage du Weser, d’Estrées n'avait pas emmené (1) son chef d'état-major et s'éteit chargé seul de la besogne. Au moment où il traçait les lignes ci-dessus citées, Maillebois, de son propre aveu (2), était informé depuis le 7 juillet, par une lettre particulière du ministre, du remplacement du maréchal, et avait envoyé au duc de Richelieu un billet de félicitation qui parvint à destination le 14 (3); aussi est-il possible, et même probable, qu'il ait souhaité l’ajournement d’une action décisive jusqu’à l'arrivée du nouveau général. Que cette accusation, contre laquelle il se défendit énergiquement, fût fondée ou non, il faut avouer que pendant toute cette période de la cam-

pagne sa conduite fut fort équivoque.

D'Estrées employa les jours qui suivirent la traversée du Weser à manœuvrer contre Cumberland; à cet effet il avait laissé le duc de Broglie à la tête d'une division sur la rive gauche de la rivière, avec ordre d'en longer le cours en surveillant l'ennemi; de sa droite il avait détaché le duc äe Randan sur Einebeck, avec mission de gagner la route de Hanovre et de se porter sur les communications des confédérés. Ces démonstrations et l'approche de l'armée, précédée par l'avant-garde du marquis d'Armentières, décidèrent le duc de Cumberland à lever son camp d’Afferde et à remonter la vallée du Weser à la rencontre des Francais. Les deux armées se retrouvèrent ainsi en

(1) Gisors à Belleisle, 16 iuillei 1757. Archives de la Guerre. (2) Mémoire de Maillebois. L'auteur reconnait avoir reçu le 7 juillet une lettre confidentielle de Paulmy en date du 2 de ce mois, lui apprenant le remplacement le d'Estrées.

(3) Richelieu à Duverney, 24 juillet 1757. Correspondance de M. de kichelieu. Londres et Paris 1789.

qui fus:

taic tre (re dro ma cel] vitre E novi droi nem tacti ter 1 saut firen succé guer poin!

mou land ferde prit :

les h:

uele, circédé ) son gne.

failis le renchen le IL ait l'arontre non, cam-

ersée ffet il n sur rer le aché hgner tions l'arentiè-

amp ontre si en

Page 1