‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 5)Chapitre 221 sur 385 · DESCRIPTION DU CHAMP DE BATAILLE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DU CHAMP DE BATAILLE

“avins encaissés conduisent vers l'Obensburg par une montée rapide à travers la forèt. Des crètes qui séparent ces ravins, et du dos d’âne central, émergent des éminences rocheuses comme autant de sommets distincts; l’une d'elles, le Scherenberg, commande les approches d'Hastenbeck et toute la plaine du Tünder. Tout à fait à notre droite enfin, le regard fouille le Katzenberg, colline boisée audessus de Vülkerhausen, et le col qui relie le Katzenberg au versant est du Scheckenbereg.

Toute la journée du 25 juillet se passa en canonnade inoffensive et en préparatifs pour le combat du lendemain. Du Bückeberg, d'Estrées put reconnaitre à son aise l’ennemi et régler ses dispositions d'attaque. Cumberland avait rangé la droite de son armée, composée de 29 bataillons et 30 escadrons, sur le Sintelberg; 2 bataillons et 10 escadrons avaient été postés plus encore à droite avec mission de garder les communications du côté de Hameln. Le centre des confédérés, fort de 22 bataillons dont 4 en deuxième ligne, occupait les pentes derrière Hastenbeck et l'espace entre ce village et la lisière des taillis qui vètent les assises du Scheckenberg. Quant à la montagne dont les déclivités boisées et rocheuses forment un bastion naturel, le Prince avait pensé que les difficultés de l’ascension suffiraient pour écarter l'assaillant ; il n'avait affecté à sa gauche que 8 bataillons, dont 2 en réserve, et quelques compagnies de chasseurs. Rassuré sur sa droite couverte par le marais de Tünder-Anger et par le chape-

+ d'étangs qu'alimente le ruisseau d'Haste, sans préoccupations sur sa gauche ni sur ses derrières protégés par le grand massif du Scheckenberg, Cumberland avait porté toute son attention sur le seul point de sa ligne qui lui

#mblât vulnérable, sur l'étroit débouché entre Hastenb °k et la montagne. Trois batteries en défendaient les approches : la première à gauche, juchée sur le Scherenberg, devait prendre en flanc les colonnes d'attaque

qui se heurteraient de front à une grande redoute armée de 12 canons et de 6 obusiers; celle-ci était établie plus bas sur le versant nord du Retzig Grund, vallon remontant en droite ligne de Hastenbeck à Obensburg. Enfin une troisième batterie, au centre, devait arrèter toute tentative de dépasser le village.

Formée des troupes de Hanovre, de Hesse et de Bruns-

wick, et des contingents de Gotha et de Lippe, l'armée de qui Cumberland atteignait encore, malgré le départ de la bri- L’ gade prussienne (1) rappelée par son souverain, un effectif tena de 40,000 hommes. En dépit d'une retraite qui avait duré puye deux mois, le moral était bon et le soldat prèt à se battre. était Aussitôt que le général français eut reconnu la position rang de son adversaire, il prit pour l'attaque des mesures LE 900 sur lesquelles il parait cette fois avoir été d'accord avec cipli Maillebois. La droite des Hanovriens était inabordable; d'ent leur centre, bien posté derrière le village, appuyé sur aire

la redoute de la lisière du bois, et défendu par la troi- 26 ju sième batterie plus en arrière que Cumberland avait fait pace armer avec du canon transporté de Hameln, ne pourrait l'exce être entamé que lorsqu'on serait maitre des hauteurs boi- D enrot sées qui masquaient leur gauche. C'était donc de ce côté, «D quelles que fussent les difficultés de l’entreprise, qu'ilfal- lerie lait porter les premiers efforts. brouil M. de Chevert, l’un des meilleurs généraux de l’armée tirer } française, fut chargé d’escalader la montagre et de tour- pour ner le front ennemi; il avait sous ses ordres trois bri- d’aprè gades (2) d'infanterie et quelques troupes légères. Dans colont cette mission ardue, il serait assisté par le marquis d’Ar- | droite

mentières, à la tête d’une division d'égale force; ce dernier devait suivre le bord du bois et flanquer l'atta-

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2,501 off

(1) Les Prussiens avaient quitté l'armée de Cumberland le 11 juillet. hors de Hassell, p. 348. hommes, (2) Les corps de 4 bataillons portaient tantôt le nom de brigade, tantôt (2) Fo celui de régiment. ; (3) Éc

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