‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 5)Chapitre 241 sur 385 · RICHELIEU SUGGÈRE L'INTERVENTION DU DANEMARK · texte numérisé non relu

RICHELIEU SUGGÈRE L'INTERVENTION DU DANEMARK

Dans une lettre au Président Ogier, ministre francais à Copenhague, après avoir analysé la situation militaire et développé les considérations que nous venons de résumer, Richelieu continue (1) : « Ainsi si le Danemark avait envie effectivement, pour l'amour du bien général et celui du pays de Verden et Bremen, d'établir une neutralité réelle , il serait fort bon que vous puissiez profiter de cette disposition du Danemark pour l’engager à m'arrêter dans ma course, et vous faire fort de me porter à ne pas poursuivre M. le duc de Cumberland dans sa retraite sous Stade, où je ne lui vois que la mer, sur laquelle mème il n'a aucune flotte, pour le venir recevoir; et par conséquent il est dans le risque de perdre son armée, la ville de Stade , et le reste des trésors qui peut y être encore. Mais comme de mon côté je ferai, je crois, aussi bon marché de ne point les suivre par les mêmes raisons, ce qui serait bien plus agréable à l’Impératrice et à la cause commune dont l’objet doit ètre de nous mettre à portée de faire le siège de Magdebourg la campagne prochaine, je crois, Monsieur, que vous rendriez un grand service si vous pouviez ménager cette neutralité. » Si une convention se conclut, Richelieu désirerait conserver les duchés de Brême et de Verden, mais il n’en fait pas une condition sine qua non. Il s'excuse de ne pas entrer dans plus de détails et ajoute qu’il a envoyé copie de sa lettre « à M. l’abbé de Bernis, duquel vous sentez bien que je n’ai pu avoir des ordres sur les propositions que je vous fais, puisqu'on ne pouvait prévoir des succès aussi rapides en si peu de temps. »

En attendant l’effet de sa missive, le général français poussa ses opérations en dépit des obstacles que lui créaient la nature du pays et la lenteur des transports. Le

(1) Richelieu à Ogier, 23 août 1757. Copie envoyée à Paris. Archives de la Guerre.

MO dt! hard sud de ob én | à CUS PATTES PA "+ dé

29 août il est à Verden où (1) «il examine l'étendue des marais qui enveloppent l’armée des ennemis, et la possibilité qu'il pourrait y avoir à les attaquer ou à les y tourner, et combiner tout cela avec ces malheureux moyens de subsistance.. Il est fort désagréable d'être dans un pars dont il n’y a pas seulement des cartes, où personne n'a jamais fait la guerre, et où on n’envisage que des difficultés. » Pour comble de malheur, ses principaux collaborateurs sont sur les dents; Maïillebois a la goutte, Vogüé est pris des fièvres, Puységur est fort incommodé; « l'Étatmajor est en mauvais état dans un moment où j'aurais grand besoin de tous ses yeux et de toutes ses jambes. »

Durant cette période de la campagne, Richelieu déploya beaucoup d'énergie; il eut à lutter non seulement contre les embarras matériels, et ils étaient nombreux, mais aussi contre le mauvais esprit de beaucoup d'officiers qui n'aspiraient qu'au repos. « Si vous voulez, écrit un officier supérieur (2) à Belleisle, avoir une bonne armée en état d'agir puissamment le printemps prochain, et éviter des retraites de bons officiers pendant l'hiver, faites entrer promptement vos troupes en quartier d'hiver. Hier qui était le quatrième jour de marche, il tombait dans le chemin des soldats rendus de fatigue. M. de Richelieu, malgré cela, aurait voulu passer l’Aller aujourd'hui; M. de Maillebois s'y est opposé. »

M. de Gisors était de retour depuis peu de jours avec le grade de brigadier et la croix de Saint-Louis; quoique fort mal disposé à l'égard de son chef, il tient à peu près le même langage que lui (3) : « Je ne sais si la cour à une idée bien exacte de la nature de ce pays-ei, où on ne fait pas cent pas sans rencontrer un marais, et où par conséquent, quand il aura plu quinze jours de suite,

(1) Richelieu à Paulmy. Verden, 29 août 1757. Archives de la Guerre. (2) Officier de l’armée à Belleisle, 25 août 1757. Archives de la Guerre. (3) Gisors à Belleisle. Verden , 29 août 1757. Archives de la Guerre.

Guerre.

l'arti de vi

J1 ac d'au) dont tier-g maiso lya pu en tirant l'avan le len.

il, (2) vers cC cette c vriens faible 4 de mo n'a pas lement des ton ront la Riche ses suboa lesse de vance de de Rott foin po doute fo goutte à

(1) Gisors (2) Montd

(3) Richel (4) Gisors

Page 1