‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 5)Chapitre 245 sur 385 · CONVENTION DE CLOSTER SEVEN · texte numérisé non relu

CONVENTION DE CLOSTER SEVEN

ditions. Aussitôt l’entente intervenue entre Lynar et lui, les articles du traité furent transmis à Cumberland, acceptés et signés; ce point acquis, ii fut donné satisfaction à quelques demandes des Hanovriens, au moyen de dispositions séparées annexées à la pièce principale.

Le maréchal se déclara enchanté de son ouvrage. « Je crois, mande-t-il à Paulmy (1), que je ne pouvais rien faire de plus glorieux et de plus utile pour les armes du Roi. » Cependant il fallait aller au-devant des critiques que l'ambiguïté du texte lui attirerait, aussi explique-t-il qu’il n’a pas cru devoir insister pour le désarmement des alnés : « Les Ilessois, les Brunswick et les Gotha étaient très décidés à soutenir le duc de Cumberland si je l’attaquais. Les voilà dispersés à jamais; je n'ai pas voulu prononcer définitivement leur désarmement et leur dispersion, parce qu'il peut être dangereux de pousser à bout par des termes trop durs dans des premiers moments, et que j'ai cru que les passe-ports que je donnais à cette armée étaient suffisants pour faire sentir qu'en les remettant pour le détail à la merci du Roi qui est le maitre de leur pays, et étant congédiés par les Anglais, ils ne pouvaient être reçus au milieu de nos troupes et chez eux que dispersés et désarmés. C’est à vous présentement à le prononcer plus explicitement, vis-à-vis du Landgrave, du duc de Brunswick et du Gotha. Ce qui reste de troupes du Hanovre dans la banlieue de Stade est comme nul par la garantie du roi de Danemark, et la précaution que j'y ai apportée. »

Comme la suite le démontrera, la question de désarmement que le général francais avait cru habile de laisser dans l'ombre, et qu'il avait imprudemment soumise à la décision de son gouvernement, fut la pierre d’achoppement qui fit crouler l’édifice. Mais à ce moment on ne songeait guère à ces détails.

(1) Richelieu à Paulmy, 10 septembre 1757. Archives de la Guerre.

Très satisfait d’une solution dont l'initiative lui appartenait tout entière, Richelieu expédia à Fontainebleau, où se trouvait alors la cour, le duc de Duras avec un exemplaire du traité, et mission de compléter les éclaircissements qu'on n'avait pas pu fournir par écrit. Ces explications étaient &’autant plus nécessaires que le maréchal venait d'assumer une lourde responsabilité; il n’avait recu ni pouvoir ni autorisation pour négocier, encore moins pour conclure, et il s'était mis en contradiction avec l’esprit de ses instructions.

Une attente de quelques jours eùt rendu impossible, sans désobéissance formelle, la signature de la convention de Closter Seven. Prévenus par dépêche de l’arrivée de Lynar au camp français, inquiets des commentaires qui accompagnaient cet avis, les ministres de 1a Guerre et des Affaires Étrangères allèrent consulter Louis XV. Sur l’ordre formel du monarque, Bernis tint (1) à Richelieu un langage significatif, On repoussait « une suspension d’armes qui serait aussi préjudiciable à nos intérêts qu’à notre giaire »; la paix ou la neutralité que sollicitait le Hanovre « ne pourrait convenir qu'accompagnée de cenditions que le roi d'Angleterre n’accepterait certainement pas. Ce n’est qu’en faisint éprouver à l’Électeur tout le poids de notre juste ressentiment que nous forcerons le Roi à une paix honorable et utile pour nous. L'Électorat doit être, entre nos mains, un moyen de représailles et un gage de conciliation. L’intention du Roi esi, Monsieur, que vous vous borniez à écouter toutes les propositions qui vous seront faites, et que vous nc les receviez que pour en rendre compte à Sa Majesté qui, après les avoir examinées dans son conseil, ainsi que les réflexions dont vous les accompagnerez, prendra les résolutions qu'Elle croira les plus convenables, et vous fera connaître

(1) Bernis à Richelieu, 12 ‘eptembre 1757. Papiers de Choiseul publiés par Filon.

neuse c détails historie M. Hass qu'au p

Essa y ports qu était le et d'Irla:

che, noi nion pul en Améi

crifice p ment pot et très he rait com

mais, Ge

hommes

Hanovre,

fait de g

Page 1