‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 5)Chapitre 246 sur 385 · LOUIS XV OPPOSÉ A TOUTE CONVENTION · texte numérisé non relu

LOUIS XV OPPOSÉ A TOUTE CONVENTION

ses volontés. Elle désire qu’en attendant vous ne suspendiez point le cours de vos opérations. »

La prose ministérielle était aussi sèche que précise; l’ordre était formel et ne permettait pas d’écirappatoire ; en lisant la dépèche, Richelieu, malgré toute soi: assurance, dut se demander s’il avait été bien inspiré en acceptant un arrangement dont le principe déplaisait si fort à la cour.

Si le général français avait agi de son chef, et contrairement aux vues de son gouvernement, en était-il de même pour le commandant des alliés? Pour répondre à cette question, pour déméler les fils d'une affaire restée fort obscure, pour déterminer la responsabilité du roi George, du duc de Cumberland, de ses ministres tant anglais que hanovriens, nous aurons recours à la volumineuse correspondance de Newcastle ; nous y puiserons des détails instructifs à propos d’un événement sur lequel les historiens britanniques n'ont fait que glisser, et que M. Fassell dans son consciencieux ouvrage n'a envisagé qu'au point de vue hanovrien.

Essayons tout d’abord de nous rendre compte des rapports qui existaient entre les deux États dont George II était le chef titulaire, le royaume de Grande-Bretagne et d'Irlande et l'électorat de Hanovre. Au delà de la Manche, nous avons eu souvent l’occasion de le dire, l'opinion publique, disposée à soutenir la guerre sur mer et en Amérique, s'était toujours déclarée rebelle à tout sacrifice pour les luttes du continent; sans doute le sentiment populaire se montrait très favorable au roi de Prusse, et très heureux des succès de ce prince que l'on considérait comme le champion du protestantisme allemand; mais, &e ces manifestations platoniques à un concours en hommes et en argent, il y avait encore loin. Quant au Hanovre, c'était terre étrangère pour l’Anglo-saxon ; en fait de gouvernement, de constitution, il n'avait rien de

commun avec la Grande-Bretagne; la souveraineté de l'Électorat et celle du royaume étaient réunies, il est vrai, sur la même tête; mais ce lien, strictement personnel, était plutôt cause de jalousie pour tout bon citoyen britannique qui en voulait au monarque d°: préférer sa patrie d'outre-mer à son pays d'adoption. Les affaires du Hanovre étaient dirigées par George lui-même, assisté du vieux ministre Münchhausen à Londres, et représenté par un conseil de régence à Hanovre. Seul le Münchhausen de Londres, qu'il ne faut pas confondre avec son frère le président , était en rapports suivis avec ses collègues du cabinet anglais. La formation de l’armée confédérée, la nomination du duc de Cumberland, la conduite des opérations, le sort éventuel du Hanovre, étaient autant de questions affranchies du contrôle du ministère et du Parlement britanniques; tout au plus cette assemblée, pour s'immiscer dans le débat, eût-elle pu invoquer le vote des crédits qui servaient à payer la dépense du corps hessois et contribuaient à celle des Hanovriens.

Au moment du départ de Cumberland pour le continent, c'est-à-dire au milieu du mois d'avril, l'Angleterre était en proie à une crise ministérielle à laquelle, d’après la rumeur publique, il n'avait pas été étranger. L’interrègne dura presque trois mois.

Newcastle, dans sa correspondance (1) avec ses familiers, nous trace un tableau peint sur le vif de la cc.nédie politique dont il fut l’un des principaux acteurs. Le Rot, très hostile à Pitt dont le renvoi avait entraîné la dissolution du dernier cabinet, aurait désiré une entente entre Fox, son favori, et Newcastle auquel il était attaché plutôt par les liens d'une longue accoutumance que par ceux de l'aftection ou de l'estime. Celui-ci, très vaniteux, très amou-

(1) Correspondance de Newcastle, Vol, 32871 et 32872, notamment les lettres échangées avec Hardwicke, Ashburnham, Chesterfield, l'archevêque Stone, etc.

rer:

sig s'il der ‘tre d'ui des ma avec rait at e cast] dérol popu Inc Roi € ques grâce Holde la cré Il fall castle avec .

amie « premie de Gal ectiven person:

le min Holder:

qu'il pe à la Ma échang obtint L ral de ]

Page 1