GEORGE II SE P'ÉCIDE A TRAITER POUR LE HANOVRE
l'espoir de jouer, grâce à l'effectif plus imposant de son armée, un rôle prépondérant à la mort du vieux Roi. Quant à Newcastle, il aurait grand tort, pour plaire à son souverain qui ne lui en saurait aucun gré, d’ appuyer une mesure mal vue de l'opinion et dangereuse pour les libertés publiques. Le donneur d’avis termine par ces paroles : « Soyez-en convaincu, en refusant les troupes vous ne perdrez rien des grâces du Roi; par contre vous gagnerez en prestige et en popularité dans la nation. Vous avez la force, ne l’échangez pas contre la prétendue faveur du
Roi, ce qu’il y avait de solide dans cette faveur est perdu
et ne vous reviendra jamais. Puis rappelez-vous 75 (1). »
Nouvelle entrevue du Roi et de Newcastle le 5 août (2). « Sa Majesté m'a dit qu'Elle était forcée de traiter; Elle avait l’intention de se servir de trois intermédiaires, M. de Bernstorf à Copenhague, son envoyé hanovrien M. Steinberg à Vienne, le président Münchhausen auprès de M. d'Estrées. À l'observation qu'il fallait tout terminer si possible, le Roi répondit que c'était son intention de l'essayer et qu'il le ferait écrire à M. Bernstorf. Quand il aurait conclu la paix comme Électeur, le Danemark pourait offrir sa médiation pour la pacification générale, c'est-à-dire pour un traité avec l'Angleterre; en effet Sa Majesté ne croit pas qu'Elle puisse ètre utile au roi de Prusse, dont Elle considère la situation comme désespérée... Le Roi m'a dit encore qu'il ne pourrait plus nous servir (nous les Anglais), qu'il avait fait de son mieux, mais que nécessité ne connait pas de loi. C’est dans ce sens qu'il s'exprimerait au roi de Prusse. » Aux paroles de son souvein, Newcastle ajoute le commentaire suivant : « Quoique je sois toujours d'avis que l'intervention et les conseils des ministres anglais du Roi ne sont pas en circonstance, je ne peux pas m'empêcher de penser que cette paix particu-
) L'âge de George Il.
[ 2) Newcastle à Hardwicke, 6 acût 1757. Newcastle Papers. GUERRE DE SEPT ANS. . 31
lière, bouclée si brusquement et sans communication préalable au roi de Prusse, entrainera des conséquences désastreuses pour notre souverain et pour notre pays; car, en fait, on ne peut séparer l’un de l'autre. Le roi de Prusse sera persuadé qu'il à été aban:onné: puis de deux choses l'une, ou bien il sera complètement ruiné, ce qui serait bien triste pour nous et la cause protestante, ou il deviendra l'ennemi éternel du Roi et de l'Angleterre, car il ne s'occupera pas de la distinction à faire. » Newcastle se demande s'il ne serait pas possible de trouver une solution préférable À celle de son maitre. Il en a causé avec Pitt qui partage ses alarmes mais ne veut assumer aucune initiative; ce dernier tient toujours à son idée d’un sacritice pécuniaire immédiat combiné avec des subsides éventuels.
À quelle somme fixerait-on Ja subvention”? Interrogé sur le chiffre indispensable Münchhausen a mis en avant des prétentions excessives: rependant Pitt s’est décidé à en parler au Roi, et lady Yarmouth a promis de lui préparer un accueil bienveillant. Quant aux autres membres du comité, sauf lord Granville prêt à tout pour plaire au monarque , ils expriment les mêmes inquiétudes sur les conséquences d’une paix séparée tout en avouant leur impuissance à l'empècher.
Autre question presque aussi grave : Si la négociation pour le Hanovre est inévitable, comment en faire part à la Prusse? Hardwicke qui n'était pas membre du cabinet, mais qui dans les circonstances critiques était toujours consulté, opina en termes énergiques pour un avertissement préalable au roi Frédéric. « Les agissements violents de ce prince au début (1), sa confiance exagérée dans la dernière campagne, ont été pour beaucoup dans nos malheurs. L'Angleterre ne peut l'aider, ni lui l'Angleterre: mais au nom de l'honneur et de la justice, le Roi devra
(1) Hardwicke à Newcastle, 7 août 1757. Newcastle Papers.
paix Roi, condi exige
cupati en piu qui co propos on terr ciaux € on lui reprend n'oserai pourrio:
baresqu tuelleme catholiq En att plus en
duc de €
(1) Newca