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instructions qu'il avait signées, il rejeta toute la faute sur son fils : « La convention (1) avait été conclue sans son approbation, cet en opposition absolue à ses ordres... Son honneur et son intérêt avaient été sacrifiés. Grâce aux conditions consenties, il avait été livré à la France pieds et poings liés. Il ne savait pas comment il pourrait regarder le monde en face; son honneur était perdu, il était absolument défait. La tête avait dù tourner au duc, ou il avait perdu tout son courage. Quant à lui il ne pouvait pas dire ce qu’il fallait en penser, mais il n’en accepterait pas la responsabilité, D'ailleurs Münchhausen recevrait l'ordre de nous communiquer tout ce qui s'était passé. Si un autre que son fils eût accompli une pareille besogne, il aurait juré qu’il avait été acheté par la France. Pour tout dire, résume Newcasile, je n'ai Jamais assisté pendant toute ma carrière à une scène aussi pénible, je n'ai jamais vu un homme aussi malheureux. »
Malgré son désespoir, George II n'avait pas oublié de faire allusion à l’aide qu’il attendait de ses fidèles sujets britanniques. « Il espérait bieu que la nation ne l'abandonnerait pas et qu'elle le soutiendrait lui et le roi de Prusse. » Newcastle, en dépit du scepticisme qu’il laisse souvent percer à l'égard des sentiments de son maitre, fut vraiment touché par le spectacle de sa douleur. « Je l'avoue, j'ai été si ému par ce que je voyais que je n'ai pas pu me contenir comme j'aurais dù le faire. J'ai certainement donné au Roi les plus fortes assurances que dans cette occurrence nous ferions pour lui tout ce que nous pourrions. Ces promesses ont été répétées et confirmées depuis par M. Pitt qui a mis autant d'énergie que moi dans son langage. »
A l'égard du duc de Cumberland, qui n'avait jamais été des amis de Newcastle, et encore moins de Pitt, les minis-
(1) Newcastle à Hardwicke, 19 septembre 1757. Newcastle Papers.
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