BERNIER ET RICHELIEU
volonté je me ferai gloire de Soumettre ] eu une opinion, je l'abandonne à sa volonté, je n’en aur peut désirer sera fait,
a mienne... J'ai Je me livre tout entier al jamais d'autre : tout ce qu'il mais qu'il ne Mm'abandonne pas; ‘(en me serrant les Mains) je vous Prie de le Jui Mander: les larmes ont fini la Conversation. ,
Était-ce une comédie? En ce ec ellet, Bernier fit de son mieux amis : « J'ai été attendri, J'ai vu notre général ; Puis vous assurer
as l'acteur produisit son Pour réconcilier les deux Monsieur, de l’état de douleur où s'il a des torts vis-à4-vi Sincère, »
ut à soutenir auprès de conserver Halberstadt pendant plus de chaleur à défendre sa
t Scandale, , Il obéissait
il m'appela et me dit : « A Vous m'avez dit qu'Halberstadt (2) est un bon J'ai l'honneur, Monsieur le Maréchal, de
vous le redire, » — , l'el qu'il est, quatre coups de canon ouvriront la muraille.» — « Ce n’est pas un Poste que le force sera dan
térieurs que l’on fera en remuant de la terre et avec des palissades défendues par &
s les Ouvrages ex-
(1) Bernier à Duverney. Halberstadt, 5 octobre 1757, Papiers de Clermont. Archives de la Guerre.
(2) Bernier avait accompagné Voyer dans la pr
emière expédition sur Halberstadt.
LA GUERRE DE SEPT ANS. — CHAP. x,
réchal, à 3/% de lieues. » Mes réponses, ajoute Bernier, n'ont pas été agréables; le parti était pris ct le courrier envoyé à la cour. »
Tandis qu'à l'armée l'opinion du chef et de tous les officiers généraux était hostile au maintien d'un poste qui leur paraissait peu défendable, trop éloigné du Hanovre et du Brunswick, et partant trop exposé aux attaques des Prussiens, à Paris on penchait toujours pour la solution contraire. Duverney, préoccupé de la question des subsistances qu'il mettait au premier plan, convaincu des ressources d'un pays dont Bernier (1) vantait la richesse, employait tout son crédit à faire prévaloir une idée dont il avait toujours été partisan. Ce vieillard de soixante-quatorze ans était infatigable; la résistance qu'il rencontrait ne servait qu'à accroitre sa tenacité. « Tout le monde sans exception , avait-il écrit (2) à Bernier, a été opposé et l'est encore à mon projet qui seul permettra le siège de Magdebourg. » Billets intimes au marquis de Paulmy, mémoires lus dans le salon de M"° de Pompadour, épitres à Richelieu, au lieutenant-général du Mesnil, tous les moyens lui furent bons. Mettre Halberstadt en état de défense, y laisser une garnison de 20 bataillons soutenue par 50 escadrons de cavalerie cantonnés dans les environs, rester maître de la province, en tirer le plus de vivres possible, tel serait l'objectif imposé à Richelieu. Quant à Soubise il ne devrait pas s'aventurer en Saxe, mais se contenter de prendre position derrière la Saale en se reliant à Bernburg à la droite de son collègue. En outre il eût été désirable de donner la main aux Suédois qui commencaient à entrer en Poméranie, mais si cela ne se pouvait pas, on les aïderait en faisant semblant de
(1) Bernier à Duverney. Osterwick, 12 septembre 1757. Papiers de Clermont, vol. XXXIIT. Archives de la Guerre.
(2) Duverney à Bernier, 10 septembre vol. XXXIIT. Archives de la Guerre.
1757. Papiers de Clermont,
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