ENVOI DE REXFORTS A SOUBISE
rants ; le mouvement rétrograde pourrait dans ce cas se prolonger jusqu’à la Hesse. « Mais j'espère (1) que vous finirez plus gloricusement la campagne et que vous déterminerez le roi de Prusse à repasser l’Elbe; je crois que le concert proposé doit réussir. » Enfin il annonce son intention de se porter sur l’'Unstrut pour donner la main au détachement qu'on lui enverrait.
Les instances de son collègue et les avis de plus en plus pressants de la cour ne laissèrent à Richelicu d'autre alternative que celle de s’incliner. Il s'exécuta de bonne grâce. «Comme je vois, mande-t-il à Soubise (2), par vatre lettre du 3, que vous espérez de pouvoir avec quelques renforts remplir les objets avantageux de la cause à laquelle nous devons tous concourir, je ne perds pas un moment pour faire avancer M. le duc de Broglie avec 17 bataillons et 16 escadrons à Nordhausen, et M. d'Orlick à Mulhausen avec 3 bataillons et 2 escadrons, qui sont les seules troupes que je puisse actuellement retirer de la Hesse. ;: Quant à aller lui-même sur la Saale, il ne fallait pas y penser : « Vous sentez bien, Monsieur, qu'après ce détachement Ôté de mon armée je serai fort alerte sur les mouvements du roi de Prusse. J'ai été voir le pays jusqu’à Brandebcurg; ce sont des plaines immenses où il n’y a aucune position ni un seul arbre. En m'avançant je suis obligé de laisser 25,000 hommes à Halberstadt pour masquer Magdebourg où il y en a 25,000, et au moins # à 5,000 dans les places de l’Ocker; ce que je vous envoie fait environ 12,000. Jugez, Monsieur, si je dois m’avancer sur la Sala avec 12 ou 13,000 hommes qui seront encore diminués d'ici au temps où je pourrai marcher, les hôpitaux augmentant tous les jours. Je ferai donc tout ce qui dépend de moi pour concourir à vos projets, c’est-à-dire de tenir tant que je pourrai les positions d'Halberstadt,
(1) Soubise à Richelieu. Gotha, 3 octobre 1757. Archives de la Guerre. (2) Richelieu à Soubise. Halberstadt, 5 octohre 1757. Archives dc la Guerre.
g + ii s bi nt hd uns du af . ki 45 té * ii dr FRA 67 Loue Cite LÉ A d'.
Beherleben, Groningen et Guedlingbourg, d'où j'enverrai des partis continuellement sur la Sala. »
Dès le lendemain, 6 octobre, le maréchal annonce au ministre (1) la résolution qu'il vient de prendre, mais il à soin de dégager sa responsabilité : « Je persiste toujours à penser qu’il n’y a rien de bon à faire qui vaille les risques qu'il y aura à courir... mais qu'il faut néanmoins tenir ja position où je suis, tant que je pourrai ramasser du grain et du fourrage, laquelle contient toujours le roi de Prusse et n’est pas extrêmement éloignée de M. de Soubise. » A cette dépêche étaient annexés un rapport de l'intendant de Lucé sur l'impossibilité de se maintenir pendant l'hiver à Halberstadt ou sur la Saale, et un mémoire de M. de Cornillon (2) sur l’état de l'infanterie.
Ce dernier document s'étend longuement sur la situation déplorable des officiers inférieurs. « MM. les officiers sont entrés en campagne accablés de dettes qu'ils ont été forcés de faire, pour fournir aux besoins du soldat dans la longue route qu'ils ont faite en France, et à former un modique équipage qu'ils ont été obligés d'acheter pendant leur marche, et par conséquent de le payer double de sa valeur; pour surcroît de malheur les denrées ont été horriblement chères. » Suivent quelques détails sur le prix élevé du pain, sur le manque de vin, de bière et de viande. Sans les fournitures de farine faites par l’intendance on n'aurait pas trouvé le moyen de vivre; les interminables étapes ont entrainé la mort des chevaux, la perte des équipages et l'abandon des bagages. « Tout le monde s'est flatté qu’en arrivant ici ce serait la fin des peines, et je ne vous cache pas que c'est avec la plus grande douleur qu’on voit prolonger la campagne. Personne ne peut disconvenir de la rigueur de la saison, aussi nous voyons de-
(1) Richelieu à Paulmy. Halberstadt, 6 octobre 1757. Archives de la Guerre. (2)
2) Rapport de M. de Cornillon au maréchal, 3 octobre 1757. Archives de la Guerre.
P mé
log à Î
dre tan l'es Mo mêr à vd ma bec nOS sère tolèr ter q quan plus « Pre père emba troup.
dants cour.
depui assez « d'hive Mais piraier sur l°( nous |’ chée, P
(1) Giso