‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 5)Chapitre 295 sur 385 · CORRESPONDANCE DE L'EMPEREUR · texte numérisé non relu

CORRESPONDANCE DE L'EMPEREUR

ue que je tremble pour votre honneur... car pensez vouslie même l'effet que doit faire dans le public si cette petite Les

armée prussienne trouvait le moyen, après être si long-

son temps auprès de vous, si souvent de vous échapper sans du que vous puissiez la battre; j'avoue que j'en tremble... * nce Je ne saurais assez vous recommander la vivacité dans vos ide opérations, car quoique de reconnaitre est bien nécessaire, son je crois qu’une fois vu, il faut tout de suite faire ses dispète positions et lès mettre en exécution. Je suis fâché de me ba- trouver obligé de vous écrire tout ceci, mais j'espère que s me vous le prenez d’un frère qui vous aime bien tendrement cette et qui n’a que votre gloire en vue:;.. mais je le répète en ojets finissant celle-ci : le siège de Schweidnitz n’est rien si cela l'armée ennemie n'est pas battue. » Chaque jour le cortout À

respondant impérial développe la même thèse : infliger

une défaite aux Prussiens; s’ils ne veulent pas accepter la bilité lutte, les devancer sous les murs de Breslau. com- Tous les efforts de l’Emprreur furent dépensés en pure > eux perte; invit»s, piqüres d’amour-propre, supplications, éces- vinrent échouer contre l’indécision du prince Charles, et, vous il faut ajouter, contre la timidité exagérée du maréchal pulons Daun. Après échange de force rescrits et mémoires entre irtant le camp de Lissa et la cour de Vienne, et à la suite de e que plusieurs conseils de guerre, on se mit d'accord pour doi it activer le siège de Schweïidnitz en renforçant aux dépens toires D de l’armée principale le corps qui, sous les ordres de Nadasdy, était chargé du blocus, et pour ajourner jusimpé- qu'après la prise de la place toute opération contre Bevern votre | et la ville de Breslau.

sinon

Le mois d'octobre et les premiers jours de novembre oo | s'écoulèrent sans que les deux armées en présence cherchassent à combattre. [es Prussiens se contentèrent de couvrir leur position de redoutes et de batteries, et ne Guerre: firent aucune tentative pour secourir Schweïdnitz qui,

d'après leurs calculs, devait prolonger sa résistance jus-

Guerre.

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qu'à la venue de Frédéric. Le prince Charles de son côté justifia (1) son inaction par l’état de ses forces, réduites, après défalcation des détachements laissés en Saxe ou envoyés à Nadasdy, à 38,000 fantassins et 8,000 cavaliers, chiffres à peine supérieurs à ceux de l'ennemi.

Malgré les lenteurs du début, causées par la difficulté de transporter la grosse artillerie et le pare de munitions, le siège de Schweiïdnitz, uné fois mis en train, fut rapidement mené sous la direction de l'ingénieur français Riverson. La tranchée fut ouverte (2) dans la nuit du 26 octobre ; les batteries commencèrent le feu le 31; dans la nuit du 11 au 12 novembre, on prit d'assaut une partie des ouvrages avancés. Ce fait d'armes et la désertion qui s'était mise dans la garnison entraînèrent la capitulation. Le 14 les Autrichiens prirent possession de la forteresse; ils y trouverent 180 canons, de gros approvisionnements, et firent environ 6,000 prisonniers.

Le jour même .de la reddition, le roi de Prusse avait annoncé à Bevern que, débarrassé de l’armée des Cercles et du corps de Soubise, :l faisait route pour venir à son aide. Dans l'intervalle qui précéda sa rentrée en scène, il devait se passer des événements importants autour de Breslau ; mais avant de les aborder, il nous faut raconter les incidents de la lutte sur les autres points de la carte.

Dès les premières hostilités, nous avons vu Frédéric négliger l'attaque des Russes. Certes il n’ignorait pas les mauvaises intentions de l’Impératrice Élisabeth; Les promesses d'assistance par lesquelles elle avait répondu à l'appel de Marie-Thérèse, le refus dédaigneux opposé à la proposition de médiation, eussent suffi à l'édifier sur les sentiments de la souveraine; mais il comptait sur l’action

(1) Prince Charles à l'Empereur, 11 octobre 1757. Archives de la Guerre. Vienre.

” (2) Prince Cnarles à l'Empereur, 27 octobre 1757. Archives de la Guerre. Vienne.

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