‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 5)Chapitre 298 sur 385 · INVASION DE LA PRUSSE ORIENTALE · texte numérisé non relu

INVASION DE LA PRUSSE ORIENTALE

e, chef, On eut recours au Roi, et on recut l'ordre de tomber sur l'ennemi, dès qu'il serait à portée. Quand la

de réponse royale arriva, il eût été possible de s'en prendre, is- soit au corps détaché de Fermor, soit à l'armée princiun pale d’Apraxine; Lehwaldt laissa échapper l’o :asion la ne fit rien pour empêcher la jonction de ses deux adverice saires, qui s’effectua le 18 août à Insterburg. Jusqu'alors nps il n'y avait eu que des escarmouches insignifiantes en- {le tre les hussards prussiens et les Cosaques, et entre ces ffi- derniers et les paysans. « Un des premiers a été tué, écrit ISa- Vietinghoff (1), et on a pris une vingtaine de paysans dont que deux des plus coupables ont été pendus, et aux autres is il on a coupé le doigt et arraché les narines : voilà les tion moyens dont on se sert pour rappeler les habitants qui A LVres se sont tous sauvés dans les bois. » el duit Apraxine fit passer le Pregel à ses troupes dans la nuit 11 asse: À du 27 au 98, et se posta près du village de Norkitten. il nous Lehwaldt suivit de près et s'établit à Puschdorf à l’est d ks et de la ville de Wehlau; il n'était séparé des Russes que ! cette par la forêt de Gross-Jagersdoif. Stimulé par les lettres qu "une du souverain et par les conseils du major de Goltz, adju- .

des dant de Frédéric et détaché à l'armée de la Prusse orien-

e ses tale, le vieux maréchal se décida à attaquer. Il avait

à dit 24,000 coiabattants à opposer à des forces. très supérieu-

it au res (2). Les Prussiens, quittèrent leur bivouac le 30 août

ent. à une heure du matin; à trois heures et demie ils étaient

sans hors des bois et commencaient à se déployer derrière le

village de Gross-Jägersdorf. Dans le camp de l’armée moscovite tout était tranquille; habitués à se reposer sur leur cavalerie irrégulière pour le service des avant-postes, les bataillons d'Apraxine se gardaient très mal. Lehwaldt, à qui un peu plus de promptitude aurait permis de les

(1) Vietinghoff au ministre, 19 août 1757. Archives de la Guerre, (2) Le récit de l'état-major prussien évalue les Russes à 90,000 hommes, Rambaud à 55,000 seulement,

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surprendre, gaspilla un temps précieux à former ses troupes et à fuire des préparatifs de combat, fort gênés par un brouillard épais. Vers cinq heures la première ligne prussienne se porta, tambours battants, au delà de Gross- Jägersdorf; en même temps 20 escadrons, sous les ordres du prince de Holstein, dessinèrent un mouvement qui dans la pensée du général prussien devait tourner la gauche des Russes. Holstein eut facilement raison de la cavalerie ennemie, poussa jusqu'à l'infanterie, et fit quelques charges heureuses; mais il se trouva bientôt exposé au feu de mousqueterie et d'artillerie d’un corps posté à l'extrême gauche, au hameau de Nendrinen; pris en flenc et à dos, il dut, non sans pertes sérieuses, ramener ses escadrons à leur point de départ.

Averti par l'échec de sa cavalerie, Lehwaldt comprit que l'attaque de ses fantassins allait se heurter au centre des Russes au lieu de replier leur gauche; il essaya de rectifier la direction. Les efforts des commandants de bataillon pour se conformer en pleine action à cet ordre, produisirent dans l';s rangs quelque confusion que vinrent aggraver la brume qui durait encore et l'incendie des hameaux de Taupelken et de Uderballen, auxquels les Cosaques avaient mis le feu en se retirant. Le désordre fut accru par l’arrivée de la seconde ligne envoyée au secours de la première; les unités tactiques se mélèrent, et l'assaut devint platôt une suite de combats isolés qu'un choc d'ensemble. Néanmoins l'infanterie prussienne se comporta avec son courage ordinaire; elle s'empara de la batterie qui couvrait le “entre ennemi et enfonca le front des Russes; un des g#nrcaux de corps d'armée, Lapoukhine, tomba mortellement blessé entre ses mains. Pour appuyer cet assaut Lehwaldt lança en avant les 30 escadrons de son aïle gauche. Schorlemer qui les conduisait chassa les cavaliers russes jusqu’à Weingten sur les bords du Pregel; mais là il se brisa à une résistance opiniâtre et dut

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