‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 5)Chapitre 306 sur 385 · RÉPONSE AUX OUVERTURES DE FRÉDÉRIC. [AE · texte numérisé non relu

RÉPONSE AUX OUVERTURES DE FRÉDÉRIC. [AE

et d’alliée des cours de Vienne et de Dresde; il lui était interdit de négocier sans la participation et l'assentiment de ses associés. On relevait les mauvais procédés du roi de Prusse , les intrigues auxquelles il avait eu recours pour se rapprocher de la France et pour détacher cette puissance de l'Impératrice ; les tentatives faites auprès du duc de Nivernais, du maréchal de Belleisle, du chevalier Folard, loin d'être utiles au prince, n'avaient fait qu'accroitre la défiance qu'il inspirait. A la suite de ce langage, conforme à l'esprit du traité secret de Versailles, Bernis, tout en se défendant de s'immiscer dans la question militaire, prévenait son correspondant qu'il servirait mieux la cause en poursuivant activement les opérations de la campagne qu'en se mêlant à des négociations dont le Roi et ses ministres tenaient à conserver le monopole.

A l'analyse de la dépèche de Bernis, Stahremberg joint son propre commentaire. « Il est inconcevable que le maréchal de Richelieu, qui ne manque ni d'intelligence ni de perspicacité, se soit laissé all: : à des réflexions aussi étranges et aussi contraires aux véritables intérêts de sa cour. On ne peut expliquer son attitude que par l’ambition personnelle, le désir de conclure une paix gloricuse à la tête de son armée, le mécontentement causé par des observations que lui ont attirées certains de ses procédés, le déplaisir de ne pas rencontrer pour sa convention avec le duc de Cumberland toute l'approbation qu'il en attendait; peut-être aussi a-t-il été grisé par les expressions flatteuses dont s’est servi le roi de Prusse dans son billet. »

À cette époque on était encore dans la lune de miel de l'alliance. « D'après tout ce que j'ai eu l'honneur de vous relater, ajoute l'ambassadeur, Votre Excellence pourra apprécier l'intimité des rapports qui existent entre l'abbé de Bernis et moi, et la confiance sans bornes

qu'il me témoigne... Je reconnais plus que jamais que GUERRE DE SEPT ANS. 38

nous n'aurions jamais pu réaliser nos grands Do si nous n'avions eu le bonheur d'avoir affaire à un ministre | ille envergure. »

d Fe ni on de septembre que Bernis Hosni sur les rapports des monarchies alliées et eur es seillers, un exposé de principes Lo ss ca es yeux de Kaunitz. « Ce ministre, écrit-il (4 : ue eee berg, a droit d’être difficile sur le choix des ni et c'est une de mes raisons pour désirer vivement son . tié.. ie me flatte d'avoir saisi de bonne heure ja capacité et l'étendue des lumières de M. le comte de Ru inais ce n'est pas pour cela que j'ai désiré être de . amis; mon cœur ne s'attache qu'aux qualités qui . tinguent les belles âmes; 1l y a lungtemps que je e Le que les ministres des grands princes A aa

trop honnêtes gens, et que la finesse et l’as uce La A veni aider et servir à la longue que les petites se bliques. Il me semble donc que la Providence a ne M. le comte de Kaunitz et moi à la tête des jar a deux puissantes monarchies, pour affermir se nu pie un système de justice et de raison.… Si que qe ads nait à m'inquiéter, je m'en ouvrirais à iui par ue e canal, et même directement avec simplicité et franchise ; ns je crois être inscrit aujourd’hui sur la petite liste ce amis véritables, j'en aurai désormais le langage . sue cédés, et nous laisserons le vernis de la dépèche aux € . de nos bureaux. » Dans ce concert de - :

loges et d'épanchements, M"° de Pompadour ne nn. oubliée; on revint au cadeau dont il avait été ne après la signature üu traité et que les one Le guerre avaient fait perdre de vue. Stahremberg, te . donner son avis, opina (2) pour « un écritoire portati dont les dames ont coutume de se servir ordinairement en

(1) Bernis à Stahbremberg, 9 septembre 1757. Archives de Vienne. (2) Note de Stahremberg, 1 septembre 1757. Archives de Vienne.

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