CHARGE VICTORIEUSE DE SEYDL'TZ
nait tries la décrit ainsi (1) : « Les régiments (2) de Penthièvre, des Saluces, Lameth, Lusignan et Descars, formaient la ré- :CU- serve et étaient en interligne dans le centre... M. le prince pt | de Soubise jugeant que tous les efforts des Prussiens alsans 1 luent se faire dans cette partie, ordonna aux dix escapré- drons de la réserve d'aller renforcer les deux ailes de cadats valerie autrichienne qui ÿ étaient. M. de Broglie, qui a en À commandait, avait prévenu ces ordres ets’y était porté; CO- nous n'eûmes que le temps de la mettre en bataille pour neais | fermer l'intervalle et couper la plaine depuis la droite t de des Impériaux jusqu'au village de Reiterswerben (Reits de chartswerben). A peine étions-nous formés que toute la esCa - cavalerie prussienne arriva sur nous en muraille, et d'une AUX, vitesse incroyable; elle attaqu: avec sa droite la cavalerie ere- D autrichienne qui était en colonne et qui n'eut pas le temps anca D de mettre trois ou quatre escaarons en bataille, et sa gauche vint nous charger. Cette charge à été vigoureuse de es et part et d'autre; tous les escadrons ont été mêlés pendant e Ca- un temps considérable; ils n'ont cédé qu’à la grande suco- périorité et n'ont été pliés qu'après avoir été enveloppés. bordé Ceux de nos escadrons qui avaient repoussé les escadrons le Ja- DO cnnemis ont été ramenés par la seconde ligne, et comme uve- huit escadrons de la gauche que M. le prince de Soubise yeux avait envoyé chercher n'étaient pas encore arrivés, ous Sans fimes forcés d'aller nous rallier à quelque o. :ance. Les alop. huit escadrons étaient les régiments de Bourbon, Beau- C'est villiers, Rougrave et Fitzyames; ils fournirent une charge r'ece- vigoureuse, renversèrent ce qui était devant eux, mais sans ils furent obligés de se retirer lorsque la seconde ligne des CONI- ecnemis s'ébranla. »
edes À D'autres témoins de l'action sont moins affirinatifs sur dans là bonne conduite de la cavalerie de Soubise; cependant cie (1 Castries à Paulmy. Nordhausen, 9 novembre 1757. Archives de la & tuerre, Tee (2) Les régiments de grosse cavalerie francaise étaient à deux escadrons,
les pertes terribles que subirent les cuirassiers autrichiens el quelques régiments francais sembleraient indiquer une mèlée sanglante. Dans la brigade de Lameth (1) notamment, sur six commandants d'escadron un seul revint du champ de bataille, Quoi qu'il en fût, et en dépit de la résistance rencontrée sur certains points, Seydlitz eut un succès complet; il poursuivit les vaincus jusqu'à Reicuartswerben, ramassa de nombreux prisonniers à l'entrée étroite de ce village; puis il reforma ses régiments et les porta sur les derrières et les flancs de l'infanterie al. liée. Celle-ci, malgré la défaite de la cavalerie, avait d'abord fait bonne contenance; quoique prises d'échare par la batterie prussienne du Janus Hügel, les colonnes
francaises continuèrent à avancer. Mais bientôt à côté de de la butte, les bataillons du Roi commencèrent à paraitre. offid Couverte par les charges de Seydlitz et protégée par le D feu de son artillerie, l'infanterie prussienne avait effectué à C sans encombre son mouvement to:rnant. Refusant la que droite que la nature marécageuse du fond de Rossbach dre mettait hors d'atteinte, et poussant en avant la gauche, Beat Frédéric menacçait le flanc droi de l'armée combinée: j'av: c'est cette attaque que les Francais s’efforcèrent de re- Jye pousser. Mais l'intervalie trop faible laissé entre les pelo- mou tons ne permit le déploie aent ni sur la tête ni sur le côté nèm des colonnes; les bataillans serrés les uns contre les autres, les s en essayant cette manœuvre, se confondirent et s'entassi- cela vent bientôt en uue masse profonde dans laquelle les bou- ! D; lets prussiens emportaient des files entières. « Leur ordre de D Lorie bataille, écrit Frédéric (2), était composé de bataillons en saisi colonnes, aiternativement enlacés dans de: bataillons éten- à ap dus. » Pour accroitre le désordre, le Roi jeta sur leur distir flanc une brigade de greñadiers dont les décharges se (HI (4) La brigade de cavaierie se composait au général de 3 régiments ou (2) E 6 escadrons. 3)
(2 Frédéric. Guerre de Sept Ans, vol. E, p. 185
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