‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 5)Chapitre 48 sur 385 · RETOUR DE D'ESTRÉES EN FRANCE · texte numérisé non relu

RETOUR DE D'ESTRÉES EN FRANCE

Gayot, des conventions relatives à l'emploi de l'artillerie de siège, au service des subsistances, à la préséance des officiers généraux et des corps de troupes, au commandement, et à toutes les questions que soulevait l'action commune des forces alliées.

A en juger par sa correspondance avec Stahremberg, Kaunitz ne concut pas une haute opinion du diplomate militaire qu'on lui avait envoyé : « Vous verrez, Monsieur le comte, écrit-il (1), par tout ce qui vous parvient aujourd'hui, que nous avons porté vis-à-vis de M. d'Estrées le flegme et la condescendance jusqu'où il est possible, ce me semble, d'aller. Je ne vous cacherr*' pas que j'ai déjà été plus d’une fois sur le point de perdre patience et de jeter comme on dit le manche après la cognée, voyant que du jour au lendemain, et très souvent même dans la journée, il m'embrouillait si bien la matière qu'après avoir beaucoup travaillé je me trouvais n'avoir rien fait. Heureusement je retrouvais encore en moi-même assez de raison et de sang-froid pour ne pas me laisser aller à mes justes impatiences, car je puis vous assurer que s’il avait eu à traiter avec tout autre que moi, les deux cours se seraient brouillées infailliblement. Cela n'empêche pas cependant que nous ne soyons fort bons amis. »

A Versailles on se montra satisfait des résultats obtenus par le maréchal. « On lui sait, à ce qu'il me parait, écrit Stahremberg (2), bien bon gré d’avoir su effectuer par ses représentations, comme il le prétend, des résolutions aussi conformes aux désirs de cette cour. » En effet l’Impératrice, en renoncant à la jonction à ses propres armées des 24.000 auxiliaires français, et en acceptant leur remplacement par 10.000 Allemands à la solde francaise , avait donné gain de cause aux conseillers militaires de Louis XV

(1) Kaunitz à Stahremberg, 14 janvier 1757. Archives de Vienne. (2) Stahremberg à Kaunitz, 31 janvier 1757. Archives de Vienne

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qui s'étaient toujours montrés très opposés à la réunion des soldats des deux nations. Leur succès, comme nous le verrons, ne fut pas de longue durée; à la suite de la défaite des Autrichiens devant Prague, il fallut revenir au plan écarté, et s'exposer à des inconvénients dont les événements démontrèrent la gravité.

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