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TRAITÉ ENTRE L'AUTRICHE ET LA RUSSIE

Élisabeth, qui avait toujours eu beaucoup de goût pour la personne de Louis XV, se montra très touchée de la déférence dont on usait à son égard, répondit par un billet fort gracieux (1), retira la clause malencontreuse, et ratifia l'acte d'accession.

Peu de jours après le traité qui avait valu à Douglas et à Stahremberg une si verte mercuriale, les chanceliers russes et l'ambassadeur Esterhazy conclurent à Pétersbourg, le 2 février 1757, une convention confirmant le pacte de 1746, et réclant les conditions de l'alliance offensive des deux Impératrices contre le roi de Prusse. Les puissances contractantes s'engageaient à ne poser les armes qu'après la reprise de la Silésie, du comt* de Glatz, et un affaiblissement ultérieur de la Prusse; chaque gouvernement mettrait en campagne une armée de 80.000 hommes que la Russie appuierait d'une flotte de 20 vaisseaux de guerre et de 40 galères. La Suède serait invitée à se joindre aux alliés. À la paix, la Saxe obtiendrait comme indemnité, pour le préjudice subi, la ville de Magdebourg et un territoire adjoint. Pendant la durée de la guerre l'Impératrice-Reine verserait à la Tzarine un subside annuel d'u million de roubles, moyennant le paiement duquel elle serait libérée des deux millions de florins promis par le traité de 1746.

Il avait été question (2), entre les négociateurs, d'une déclaration par laquelle l'Autriche s'engagerait à soutenir les échanges de provinces mis en avant par la Russie; Marie-Thérèse avait même signé une pièce à cet eltet, mais à la dernière heure Élisabeth consentit à abandonner ses prétentions, et l'Impératrice rentra en possession d'un papier qui eût pu devenir fort compromettant. Ainsi revu et corrigé, le traité de Pétersbourg put être commu-

(1) Élisabeth au Roi, 14 mars, Douglas à Rouillé, 29 mars 1757. Affaires Etrangères.

(2) Voir Arneth. Vol. V, au sujet de cette négociation.

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(hi n'qué sans incsnvénient au ministre français accrédité à la ju

fa cour de Russie, et au gouvernement de Versailles. à |

MAL AP ES De cette facon se trouva terminée la partie russe du an

; Ir AP | grand programme tracé par Kaunitz. Le traité offensif été ae avec la France, que nous avons laissé en suspens à la fin de un

jl 1756, au moment de la remise du contre-projet Bernis, ma HAE fut ajourné à la suite des événements intérieurs survenus Ce

ne MENE en France, et ne fut définitivement arrêté que plusieurs lai

° I PR, mois plus tard. pri lE $ Dans les derniers jours de 1756, les rapports du gouver- les

1 de] nement de Louis XV avec le Parlement, depuis longtemps il o pie tendus, aboutirent à une rupture presque complète et à et :

à ki, us une véritable grève des autorités judiciaires. A défaut res, AR En d’assemblée représentative, en l'absence des États-Géné- min

- H L: raux qui n'avaient pas été réunis depuis plus d’un siècle, lutt | le Parlement de Paris avait pris dans les rouages politi- d’at

ie st ques du royaume une place des plus importantes. Fort du |

RE AL d’une origine qui remontait au Moyen âge, animé d’un es- prin One prit de cc.ps admirable, très jaloux de prérogatives et tiati Ho d’attributions qu’il tenait des traditions plutôt que de la ves réalité, il se considérait comme le champion des libertés du r

| jÉEpAEt publiques, ambitionnait un rôle constitutionnel, et, pour tima à TEA peu qu'il se sentit appuyé par l'opinion, n’hésitait pas à mais pH offronter ia lutte contre le pouvoir exécutif. dépe ee (ie Très effacé à la suite des guerres de la Fronde et pen- : s'agi 1 june . dant le long règne de Louis XIV, le Parlement sut prendre beau IH: ; sa revanche en annulant le testament du grand Roi, et en Poi | contribuant à l'établissement de ia régence du duc d’Or- ressoi Fo léans. Depuis lors, l'opposition aux mesures financières du | de lc ii LE contrôleur général Law, les débats continvels au sujet de sembl Ù faste la bulle Unigenitus, donnèrent lieu à de nombreux inci- Roi, « ns dents; nous voyons les magistrats pousser la résistance obser [ jusqu’au refus de siéger, le ministère répondre par les en de

lettres de cachet et par l’éloignement-des Chambres; puis, après des essais inutiles d’instituer une nouvelle cour de , (1) Vo

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