‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 5)Chapitre 68 sur 385 · TRAITE DE VERSAILLES DU 1° MAI · texte numérisé non relu

TRAITE DE VERSAILLES DU 1° MAI

vesti de la confiance du roi, pour critiquer le travail si péniblement termiaé. Le texte définitif accepté sans difficulté au conseil fut signé le 1° mai 1757, une année jour pour jour après la convention défensive de 1756; il porte comme celle-ci la désignation de Versailles.

Le traité d'union et d'amitié dont l'élaboration avait demandé 18 mois de notes, de rapports et de conférences, se composait (1) d'un préambule, de 32 articles principaux, et de 10 articles séparés. Dans les considérants introductoires, le passage du contre-projet francais si flétrissant pour la politique britannique, avait fait place à un paragraphe où les contractants déclaraient n'avoir « pu voir qu'avec une douleur extrème que les vues si salutaires (objectif du premier traité de Versailles) aient été renversées par l'invasion injuste de la Saxe et ensuite de la Bohème par le roi de Prusse; et que l'Angleterre, au lieu de s'opposer à cette violence en offrant ou accordant à Sa Majesté l'Impératrice-Reine les secours qu'elle lui doit, non seulement comme alliée mais aussi comme garante de la Pragmatique Sanction et des derniers traités d’Aix-la-Chapelle, ait sacrifié ses anciennes alliances et les garanties les plus solennelles à de nouveaux engagements, en accordant des secours effectifs à l’injuste agresseur. » Le préambule concluait à la nécessité de réduire la puissance du roi de Prusse, « dans de telles bornes qu'il ne soit plus en son pouvoir de troubler à l'avenir la tranquillité publique. » De l'Angleterre il n’était plus question que dans l'article XXIX, par lequel l'Impératrice promettait d'employer ses bons offices pour qu’à la paix l'ile de Minorque fût conservée à la France, et pour que les stipulations relatives aux fortifications de Dunkerque fussent abolies. Dans un des articles séparés, les deux parties renonçaient « à tous traités, conventions ou actes offensifs

(1) Les Archives de Vienne contiennent un extrait sommaire du traité. Voir aussi Mémoires du Cardinal de Bernis. Vol. I appendice VII.

ou défensifs, qu’elles ont conclus antérieurement avec les rois d'Angleterre et de Prusse. »

Comme on le voit, la fameuse réciprocité, dont Bernis avait si souvent fait son cheval de bataille, était à peu près écartée. « Je me suis efforcé, écrit à ce sujet Stahremberg (1), de ne parler que des avantages qui, selon toute probabilité, ne pourront échapper à la France. Quant à la demande dont il avait été fait mention à l’article 7 du à contre-projet, des îles de Jersey, Guernesey, Aurigny, de EN me la forteresse de Gibraltar et des comtés de Brème (2) et (HER IMREERSS de Verden, comme aussi en ce qui concerne l'injuste requète des articles 14 et 15 du mème contre-projet d’avoir à fermer tous les ports et rades, et notamment ceux de Trieste et Fiume, à tous vaisseaux et bâtiments anglais, J'ai obtenu le désistement de ces prétentions, que cette cour-ci avait mises en avant comme fondées sur le prin- | cipe de la réciprocité absolue. » On passa sous silence la HR coopération de la Russie, à laquelle les ministres francais | 1154 avaient voulu subordonner le paiement des subsides; sur ce point ceux-ci s'étaient inclinés devant les observations d'ailleurs fort sensées venues de Vienne.

Si, contre l'Angleterre, le gouvernement de Louis XV ne cu

(HE a 522 pouvait enregistrer que des déclarations vagues et des re: jt Pi assurances de concours moral, en revanche, il accordait tri HE à l'Impératrice des secours effectifs en hommes et en tic Ïl argent. En outre des 24,000 auxiliaires du traité défensif, tou jt: fre la France devait fournir aux armées autrichiennes, et ab: fi entretenir à ses frais, 10, 000 soldats allemands. Elle pre- I | nait l'engagement de mettre en ligne 105,000 hommes de lia ses propres troupes. Elle verserait à l’Impératrice, à partir l'A]

du 1° mars 1757, à fonds perdus, et pendant toute la durée la £

de la guerre, un subside annuel de 12 millions de florins. d'a

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(1) Stahremberg à Kaunitz, 3 mai 1757. Archives de Vienne. (2) Dans le contre-projet français il avait été question de céder ces districts au Danemark dans le cas de sa coopération. nt

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