‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 5)Chapitre 90 sur 385 · PROJET DE NEUTRALITÉ PRÉPARE A PARIS · texte numérisé non relu

PROJET DE NEUTRALITÉ PRÉPARE A PARIS

avoir sor, avis. Il donna lieu à de longues discussions entre Stahremberg et Rouillé (1). Celui-ci se déclara adversaire de tout accord avec le Hanovre, et dans un accès de mauvaise humeur ne cacha pas son sentiment sur les périls de la nouvelle politique... Enfin, après maintes difficultés soulevées par Belleisle, Paulmy et d'Estrées, on confectionna une édition revue et corrigée du document autrichien, et on la fit parvenir directement à Londres. Le texte définitif (2), en plus des facilités de passage et d'approvisionnement exigées par la France, stipulait la remise de la place de Hameln à l'Impératrice, l'entretien aux frais de l'Électeur des ponts et des routes entre le Weser et l'Elbe, le cantonnement des troupes hanovriennes dans des positions qui ne pourraient être changées sans le consentement des parties, enfin la garantie de la convention par la Russie et le Danemark. Déjà ces deux puissances avaient fait agir leurs représentants à la cour de Saint-James (3) dans un sens favorable à l’arrangement; le langage tenu à ces intermédiaires officieux laissait prévoir la réponse officielle du roi George.

Aussitôt armé de la pièce arrêtée à Paris, Colloredo fit visité à Münchhausen. Dans la dépêche (#) qui rend compte de sa conférence, le diplomate autrichien relate avec complaisance les argur:snts qu’il fi valoir en faveur de la neutralité. Münchhausen écouta cet exorde sans broncher, et pour se mettre au même diapason, protesta comme à son ordinaire « que la guerre présente ne touchait aucunement l'Électeur de Hanovre, qu'il n’y avait pas part, et qu'il n’y en voulait pas prendre, hormis qu’on le forcât de chercher sa sûreté où il pouvait la trouver; qu’il n'était plus question d'examiner si l’alliance avec le roi de

(1) Stahremberg à Kaunitz, 23 avril 1757. Archives de Vienne. (2) Projet annexé à la dépêche de Stahremberg à Colloredo, 21 avril 1757. (3) Colloredo à Kaunitz, 15 et 19 avril 1757. Archives de Vienne. (4) Colloredo à Stahremberg, 29 avril 1757. Archives de Vienne.

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Prusse avait été avantageuse à son maitre, ou non; mais Ma ‘que, de quelque facon aue ce fût, il fallait pourvoir à la HEAR sûreté de ses États en Allemagne. Làä-dessus, raconte Col- RAIN loredo, je lui lus ie précis... Les premiers articles rela- (Er En tifs à la neutralité passèrent assez facilement; mais dès que Ph ES je vins à l'article 5 où ilest parlé du «transitus innoxius », . M ce n'était plus la même chose; ni vos remarques judicieu- M 'ot ses, ni celles que je pouvais y ajouter, et qui dar: le fond

EE étaient presque les mèmes que les vôtres, n’ont pu le per- ( suader de croire que le Roi son maitre y consentirait CE 0 jamais. »

| Parmi les autres stipulations, la clause relative à l'entre- | | | ten des ponts et des routes d'étapes souleva une vive novr( opposition; le ministre hanovrien s’écria « que ce seul thèné . article était capable d’occasionner une émeute en Angle- qu'or EE | " terre, si l'on savait que l'Électeur avait facilité la marche ! desc N a des ennemis de cette nation contre le seul de ses alliés. » tiché | Quant au cantonnement des forces électorales, il lui parut | avoir D 7 inaamissible; « par ce moyen les troupes hi: novriennes nistre | étaient mises en prison. » Münchhausen rompit alors suivre l'entretien, et tout en laissant peu d'espoir de succès, duit, ! promit de soumettre l'affaire au Roi dès le lendemain. dor | « En rentrant chez moi, continue Colloredo, je pensuis Ë convi pas que M de Münchhausen, à cause de son âge et de sa cadu- temps bar cité, pouvait bien avoir oublié les choses principales que ! dit à ! “ je lui avais dites; quoique j’eusse bien prévu qu'elles n’a- Prusse | boutiraient à rien, je jugeai à propos de lui écrire la lettre mieux | dont j'ai l'honneur de vous envoyer ci-joint copie. Le veut s He lendemain, savoir hier vers le soir, je me rendis chez lui; | pris à: Et 1 me dit qu'il avait fait son repport au Roi son maitre, et | Ains re que par son ordre il devait me dire que Sa Majesté avait furent ° Mis LA trouvé les conditions qu'on voulait lui imposer d'une na- des sen tn ture à ne pouvoir pas absolument les accepter; qu'elles Æ refusé n'éaient point combinables avec sa dignité; qu'il aimait Æ essayai

mieux ètre forcé que de cousentir à des propositions qui ff elle ax

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