‹ La guerre de Sept ans [microforme]Chapitre 11 sur 230 · ZE · texte numérisé non relu

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mis sur le tapis. Belleisle soumit au contrôleur général Bertia, duquel la nomination relevait, deux brouillons de lettre : le premier signifiait sans commentaire à Lally son rappel; le second portait à Bussy sa promotion au grade de maréchal de camp et au commandement en chef. L’arrivée à Lorient de deux vaisseaux des Indes dont l’un avait à bord le brigadier Soupire et plusieurs officiers rentrant en France vint modifier ces dispositions. Le succès de Geoghegan à Vandavachy, les bons témoignages des militaires qui avaient servi sous Lally produisirent un courant favorable à ce dernier. Bertin (1\ après quelques hésitations se prononca pour lui : « En général, quoique M. de Lally ait fait des fautes, même comme militaire, on ne peut disconvenir qu'il n'ait plus de connaissances en ce genre que M. de Bussy qui n’a jamais fait la guerre en Europe ni contre des Européens, et qui ne s’2st maintenu dans le Dekan qu’en s’occupant continuellement à déméler les intrigues de cette cour et celles de tous les princes maures qui en dépendent. » Suit une critique de la politique de Bussy en matière d’affaires indigènes.

« Mais,continue le directeur, ce qui m'a décidé à donner l'exclusion à M. de Bussy est le tort qu'il a de n’avoir jamais rendu compte des revenus immenses qu'il a touchés pour la Compagnie. Je vois qu'il résulte de toutes ces concessions des provinces du Nord qui ont été faites à la Compagnie et qui devaient l’enrichir, qu’elles n’ont fait que la constituer dans des dépenses considérables dont elle n’a jamais été remboursée, tandis que le commandement dont M. de Bussy a été chargé lui a procuré une fortune très considérable, à n’en juger même que par les remises au’il a faites en France. »

En définitive, Lally fut confirmé dans ses fonctions et Bussy reçut ordre de rentrer en France. Ce dernier avait

(1) Bertin à Belleisle, 27 avril 1760. Archives de la Cnerre.

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