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LES RUSSES SE SOUCIENT PEU D'UNE RENCONTRE

dre opposition à la jonction, on s’était de plus chargé du gros bagage des Russes, où l'avait fait venir de Leubus à Leignitz et on le mettait en dépôt sous la garde du ccrps de Beck et de 5.000 des leurs; on fournissait le pain et le prêt, mais cela n’a rien décidé. Nous les avons attendus en vain jusqu'à 2 heures de l'après-diné que l'ennemi marcha sur le Pitschenberg et sur Schweïdnitz; M. de Laudon s'est vu obligé de regagner ses subsistances et de se replier sur Freyburg sur les hauteurs duquel l’armée est campée.

« L'avant-garde de Brentano s’est aussi repliée sur Ronstock et le corps de Longinski derrière les montagnes de Striegau. On avait détaché 3 bataillons sur Hohenfriedberg le 18, qui y sont encore. A l'égard du corps de Janhus fort de 18 bataillons campé ci-devant sur les montagnes pour couvrir nos vivres, on l’a poussé à notre arrivée sur Hohengiersdorf.

« Pour l'ennemi, il a poussé sa marche jusqu'à Schweiïidnitz où il a sa gauche, et sa droite aux hau teurs de Jauernick; on s'attend que cette position obligera l’armée à marcher par sa droite pour regagner le camp de Kunzendoif.

« L'ennemi peut avoir aussi fait cette marche pour regagner le magasin de Schweidnitz, celui de Breslau pouvant être fort avancé, et il est à craindre qu'il n’aille ensuite chercher celui de Neisse et que, vu le peu de concert des alliés, il ne se promène pendant toute la campagne entre £<e5 places, et qu’on ne voie ainsi s'évanouir les grandes espérances qu'on avait eu droit d'établir sur les forces de deux armées aussi considérables. Le général Draskovitz est toujours à Wartha avec 14 bataillons. »

Le 17, le gros des Autrichiens était en position à Jaüer (1); l’abbaye de Wahlstatt que les belligérants sem-

(1) Ce résumé est emprunté au Journal de l'armée russe tenu par Mesnager, Archives de la Guerre.

pu,

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ec et gta.

blaient vouloir se disputer fut évacuée par les Prussiens, occupée par les Russes, puis abandonnée par eux le 18.

Ce jour-là de nouvelles conférences eurent lieu. Plusieurs

généraux autrichiens, et parmi eux Laudon et Beck, dinèrent avec Butturlin; à lasuite de l’entente qui intervint, l’armée moscovite se mit en marche le 19 pour Jaüer, mais malgré les instances de l’attaché militaire Botta, elle s'arrêta en route tout en laissant filer ses gros bagages sur Liegnitz. Le 20, les Russes s’étendirent de Kuhaern par Sissen jusqu’à Joevischau, les Autrichiens quittèrent Jaüer pour prendre position entre Hohenfriedberg et Freyburg où ils se retranchèrent. En faisant ce dernier mouvement Laudon avait frustré son royal adversaire de son dessein. Celui-ci en vue de couper aux alliés la communication avec les montagnes avait prescrit l'occupation du camp de Kunzendorf, mais quand les colonnes prussiennes parurent sur les lieux elles trouvèrent la place prise et furent obligées de se rabattre sur la position de Bunzelwitz. Les 22 et 23, les Russes firent séjour sous prétexte de cuire le pain, le 2% ils vinrent camper sous Jaüer; nouveaux conciliabules, nouvelle entente : l'armée de Butturlin remplace Le 25 à Hohenfriedberg les Autrichiens de Brentano qui occupent Striegau, les deux armées se trouvent réellement à portée l’une de l’autre; la jonction est enfin effectuée. Conformément à la décision du conseil de guerre, l'attaque de la position du roi de Prusse est décidée en principe, mais l’accord n'existe pas sur la distribution des rôles et sur les points d'assaut. Butturlin « passe la revue des Autrichiens en allant d’un bout à l’autre des deux lignes qui sont superbes, la cavalerie autrichienne est rentrée chez elle (a rejoint son armée) et l’on peut estimer entre 50 et 55.000 hommes le total de cette armée sous les armes ». Deux corps détachés couvrent les communications. Le 27, séjour; le 28, Laudon assiste au conseil des généraux

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