‹ La guerre de Sept ans [microforme]Chapitre 125 sur 230 · LS SET · texte numérisé non relu

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244 LA GUERRE DE SEPT ANS. — CHAP. Vil.

inébranlable dans son sentiment. Alors M. de Laudon voyant qu'il n’y avait plus aucun espoir de l’amener à se battre, se borna à lui demander de lui dire d’une manière catégorique quels étaient donc ses projets ultérieurs, en l’avertissant que la rareté des ivurrages ne permettait pas aux deux armées de faire un séjour fort long dans la position qu'elles occupaient, et qu'il était temps qu'il se décidàt à prendre un parti. M. de Butturlin proposa au général autrichien de venir prendre sa place à Striegau, tandis que lui s'approcherait avec l'armée russe assez près de Schweïdnitz pour bombarder cette place et mettre le feu aux magasins qui y étaient renfermés. M. de Laudon ne crut pas devoir se rendre à cette ouverture et représenta au général russe que ce projet qui ne mettait pas les deux armées plus en état de subsister dans les environs, était d’une exécution difficile, et ne produirait tout au plus que de brûler, sans fruit, et contre les lois de la guerre et de l'humanité, la ville de Schweïdnitz, où il n’y avait pas d'apparence que le roi de Prusse eût maintenant de gros magasins, puisque son séjour près de cette place devait les avoir consommés pour la plus grande. partie.

Alors le général russe en vint à la proposition du parti auquel il était sans doute résolu d’avance, et donna l’alternative à M. de Laudon ou de se retirer avec toute son armée, et de repasser l'Oder, ou de lui laisser Le corps de M. de Czernitchew fort d'environ 15.000 hommes, infanterie, dragons ou cosaques, en exigeant par une clause expresse de cette dernière proposition, que M. de Laudon lui prêterait #0 escadrons de cavalerie autrichienne pour convoyer le reste de son armée jusqu'à ce qu'il fût derrière la Katzbach et à portée de repasser l’Oder, et s’engageant à descendre ce fleuve avec l’armée russe jusque vers Glogau, et à envoyer un corps jusqu’à Berlin, pour opérer une diversion. Le général autrichien, ne se

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