‹ La guerre de Sept ans [microforme]Chapitre 13 sur 230 · LALLY MALADE · texte numérisé non relu

LALLY MALADE

chambre; il ne voyait plus que l'intendant Dubois, quelques officiers de son intimité et surtout le père Lavaur devenu de plus en plus son homme de confiance. Le 24 décembre, il expédia au brigadier Landevisiau, commandant en second, une lattre des plus singulières à laquelle était joint un billet po:.r Goote, commandant des troupes anglaises, avec prière de le signer et de le faire parvenir à son adresse. Un extrait de la réponse de Landevisiau nous permettra d'apprécier l'incident soulevé par Lally : « Je vous prie, écrit le subordonné (f}, de me permettre quelques représentations à propos de la lettre que vous m ordonnez d'envoyer à M. Coote après l'avoir signée.

« 1° Je vous prie de vouloir bien sentir à quel point je me rendrais criminel si j'avais l’audace de vous juger ex catedra, de vous déclarer au général ennemi hors d'état entièrement de donner aucuns ordres dans cette place, et de l’informer tout uniment que j'ai pris le commandement des troupes. Je vous conjure, Monsieur, de me défendre de l'envoyer et de ne me pas savoir mauvais gré de ma prière.

« En second lieu dans la lettre que vous m'’adressez, vous me man lez que vous vous déterminez aujourd’hui à ne plus vous mêler de la partie militaire, que vous êtes d’avis qu'en ma qualité de commandant des troupes et de cette place, je demande à M. de Leyrit un conseil mixte pour délibérer sur ce qui est plus avantageux de faire, vous y dites qu'il est temps de travailler à un projet de capitulation si l’on est dans le dessein d'en demander une, chose que vous étiez bien résolu de ne point faire, si vous aviez été en état de mettre un pied devant l’autre; vous me parlez de mille autres précautions à prendre dont vous paraissez vouloir me charger. » Landevisiau ne

(1) Landevisiau à Lally, 24 décembre 1760. Archives de la Guzrre.

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