‹ La guerre de Sept ans [microforme]Chapitre 131 sur 230 · LAUDON ENLÈVE SCHWEIDNITZ · texte numérisé non relu

LAUDON ENLÈVE SCHWEIDNITZ

bine donner le signal de l'alarme. Enfin, tout ce qui n'était pas affecté aux forts détachés, à l'enceinte extérieure, à la garde des prisonniers autrichiens enfermés dans le Wasser fort de l’autre côté de la rivière, constituait une réserve d’un peu plus de #00 hommes et était con: sacré à la défense du corps de la place. Zastrow lui-même se tenait près du Bügen Thor dans un point central.

De son côté, Laudon avait combiné son attaque avec beaucoup de soin et de précision. Il organisa quatre colonnes d’assaut, fortes chacune de 5 bataillons, d’un escadron de dragons et de détachements d'artillerie et du génie. Sur l'effectif des bataillons, environ 300 hommes étaient affectés au transport des échelles et aux divers travaux que nécessiteraient l'assaut et la prise de possession. Le général Amodei en avait la direction

supérieure.

En plus des # attaques dirigées contre les forts Galgen, Jauernick, Garten et Bügen, le général Jahnus devait exécuter une démonstration du côté du Wasser fort et détourner l'attention de la garnison. Laudon allait entreprendre sa tentative audacieuse avec environ 15.000 hommes, moitié pour la mêlée, moitié en soutien. Le corps russe de Czernitchew fournissait pour l'assaut un contingent de 800 hommes.

Vers 2 heures du matin le 1‘ octobre, les assaillants étaient massés sur la route de Striegau et devant les villages de Subischdorf, Schünbrunn et Bügendorf; Laudon se tenait de sa personne à Schünbrunn. L'approche de la place s’effectua sans attirer l'attention de la garnison; elle fut favorisée par la nature du terrain. Profitant des ondulations de la plaine cultivée et dissimulés par les constructions assez nombreuses qui entouraient la ville, les Autrichiens purent se glisser jusqu'au glacis sans être aperçus. Un service de patrouilles de cavalerie avait été organisé par le général Zastrow, mais les pelotons

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peu nombreux chargés de ce service s’acquittèrent mal de leur besogne et ne donnèrent pas le signai d'alarme. Tout était donc tranquille quand à 2 heures et demie un coup de feu parti du Bügen fort donna l'éveil. L'attaque des forts qui devait être simultanée d'après les instructions de Laudon, ne fut que successive, les difficultés d'accès et l'obscurité de la nuit retardèrent la marche de quelques-unes des colonnes; mais elles furent bientôt en ligne et 3 heures n'avaient pas encore sonné que le combat s’engageait sur toute la périphérie.

Les Prussiens faisaient bonne garde; dès les premiers coups de fusil ils coururent aux remparts, lancèrent des boîtes à feu et ouvrirent le feu contre l'ennemi qui avait envahi le chemin couvert. Le fort de Bügen tourné par la gorge, escaladé du fossé dout une grande partie n'était pas défilée, tomba aux mains de l’assaillant, ce fut l'affaire d’une demi-heure; l'explosion d’un magasin de poudre dont il avait fallu enfoncer la porte coûta la vie à bon nombre de combattants, maisn'arrêta pas l'élan des Autrichiens. Après s'être emparés des autres défenses extérieures et de l'enceinte qui reliait les forts, ceux-ci se portèrent à l'escalade des murs de la ville de Schweïdnitz,

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dont les portes étaient fermées.

Zastrow, avec l: commandant du génie, le major de la ÿ place et quelques officiers, s'était posté depuis dix heures ‘à

auprès de la Bügen Thor. IL fit de son mieux pour tirer parti des # à 500 hommes qui constituaient sa faible réserve ; la première tentative pour poser les échelles fut repoussée, mais il restait des espaces de 50 à 60 pas où, faute de monde, la résistance était nulle. Les Autrichiens pénétrèrent dans la ville de tous les côtés et ouvrirent les portes à leurs camarades. Zastrow fut pris avec une poignée de soldats qui faisaient encore le coup de feu.

La prise du Garten fort avait précédé celle de la ville; iln’en fut pas de même des Järnick et Galgen forts qui

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