SITUATION CRITIQUE DE FREDERIC
celui de Schenkendorf qui avec 8 bataillons, avait été dirigé le 21 sur Glogau menäcé par les Autrichiens; or il fallait parer au danger le plus urgent; Stheñkéndorf reçut donc l’ordre, le 2 novembre, de se joindre à Platen. Celuici après avoir rémis sa loupe en meéin, dvail marché sur Stargard d’abord puis rappelé au secours 1k Bell, exposé à une incursion des Muüsses, avait gagné Pyliilz où il avait été rassuré sur le sort de la Capitale; le 9 à Bernstein il opéprait 84 jonetion avec Schenkendorf. Les forces réunies des deux généraux se montaient à 1” bataillons, #8 escadrons et 25 canons de parce, dont l'effectif en combattanis ne dépassait pas 9.000 hommes, tant la division de Platen avait été éprouvée par ses marches et ses combats. À Arnswalde, on apprit que R::manzow avait été considérablement renforcé et que Berg à Freuenwalde s’'apprêtait à disputer le passage. D'après le rapport de Morett (1) les effectifs russes employés au blocus de Colberg avaient été portés à #0.000 hommes, sans compter la division de Fermor et la cavalerie de Berg opposées à Platen. Quant à la grande armée russe, elle était en route pour la Vistule et avait le 5 novembre son quartier général à Templeburg. Butturlin s'était entendu avec le français Caulaincourt pour l’hivernage de 8.000 Russes au Mecklembourg (2). Le 14 Platen arriva à Naugard, il trouva la route barrée par Berg que rejoignait un renfort expédié par Romanzow, sous les ordres du général Sacobleff. Tout à coup, la nouvelle se répandit que le prince de Wurtemberg avait évacué le camp retranché de Colberg le soir du 1% novembre et était parvenu à Treptow dans l’aprèsmidi du lendemain.
Cette nouvelle n'était que trop vraie; dans le camp retranché les privations étaient devenues insupportables ;
i) Morelt à Choiseul, Zerimin, 4 novembre 1761. Archives de la Guerre. >) Mesnager à Choiseul, Templebur! novembre 1761. Archives de la
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y demeurer plus longtemps eût été s’exposer à une capitulation que Romanzow d’ailleurs avait déjà proposée. Les
nl | vivres manquaient, les convois par terre étaient intercep- UT tés, les arrivages par mer se faisaient de plus en plus (41 rares ; le gouverneur de Colberg qui n’avait plus que # se- ] 4 maines de provisions pour sa garnison, refusait d'en dis- | {hi ) traire pour les troupes du prince de Wurtemberg. Il n’y
| À] avait qu'un parti à prendre, forcer le blocus et échapper
au cercle dont les assiégeants entouraient le camp. Une attaque des lignes russes offrait peu de chances de réussite ; les Prussiens étaient trop épuisés et trop inférieurs en nombre pour pouvoir compter sur le succès ; un seul ch< min restait encore ouvert : c'était celui dela pli :: ;.e suivait une chaussée étroite, bordée de marécages et coupée par des canaux qui servaient de débouchés aux étangs de la côte. Le croyant impraticable, Romanzow qui avait fait occuper toutes les autres issues, s'était conterté de placer un poste de cosaques au village de Robe où la chaussée rejoignait la terre ferme.
Jasque dans l'après-midi du 1# novembre, les canons des batteries prussiennes continuèrent le feu ; à la chute du jour, ils furent démontés et remis à la place. On entretint les feux de bivouac et on ne releva pas les postes ; les tranchées de la rive gauche ne furent évacuées qu’à 5 heures du matin. La marche avait commencé avec le jour baïssant, elle continua toute la nuit, à minuit la tête de colonne arriva à l'embouchure du Camper See ; on la franchit grâce à des embarcations amenées de Colberg. Les cosaques se retirèrent de Robe sans opposition. En fin de compte, Wuriemberg et ses soldats parvinrent à Treptow sans avoir tiré un coup de fusil. Quant aux Russes de Romanzow, il ne se rendirent compte de la frite des assiégés que le 15; ils prirent possession aussiiô{ des lignes et des retranchements prussiens.
Pendantlongtemps, Frédéric avait conservé ses ill:-’ons