AGONIE DE LA TZARINE
Pierre qu’il était sensiule à sa franchise, qu’il en sentait la vérité, et qu'il lui donnait sa parole d'honneur de traiter la grande duchesse et «on fils avec la considération et les égards qu'il devait, sans jamais penser à rompre son mariage ni à épouser la /reys/e Woronzow. IL ajouta : « Je n'ai promis à cette fille de l’épouser que quand la grande duchesse serait morte, et elle ne l’est pas encore » ; paroles assez remarquables pour faire croire qu'elle n’aurait pas tarüé à descendre au tombeau. » L'engagement ainsi pris fut aussitôt communiqué à Panin, gouverneur du prince Paul, par Iwan Schouwalow qui espérait qu'il lui serait tenu compte de ce service.
IL fallait encore opérer la réconciliation publique du Grand Duc et de la Grande Duchesse avec leur tante mourante. Panin fit appel aux bons offices du chambellan qui, «seui maitre de l'intérieur du palais, tenait tout le monde éloigné de l'appartement d'Élisabeth et ne permettait pas même l'entrée de sa chambre au Grand Duc et à la Grande Duchesse. » Schouvalow se déroba ; il en fut de même de Rasamowski. « Rebuté par les amants, dit le mémoire, Panin s’adressa à leur antagoniste, au confesseur; il s’employa à exciter la jalousie du prètre et l'engagea à franchir les barrières du favori pour arriver au nom de Dieu jusqu’au lit de sa pénitente. En effet, il vint à bout de le déterminer pour Le lendemain matin. Toute cette intrigue se. passait Le soir. » D'après Breteuil, le chambellan tout en ménageant son futur souverain ne voulait pas trop lui faciliter l'avènement au trône dans la crainte de diminuer son propre prestige et l'importance de l'appui qu'il pourrait lui apporter.
Quoi qu'il en fût des raisons qui dictèrent la conduite du favori, la manœuvre de Panin réussit à souhait : « Le confesseur se fit jour en effet jusqu'au lit de l'Impératrice comme il l'avait promis, et parla à cette souveraine superstitieuse comme tout moine le sait faire en pareil
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