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cas; l’Impératrice fit tout ce qu'il exigeait d’elle quant aux démarches d’une bonne chrétienne suivant le rite grec, et elle se soumit également à ce qu'il lui prescrivit à l'égard de Leurs Altesses Impériales. Elle les fit appeler et Elles arrivèrent avant que le chambellan eût le. moindre avis de toutes ces mesures contraires à son plan. »
Quand l’Impératrice consentit à voir ses héritiers, «elle était déjà hors d'état de sentir etn'’eut la force que de leur dire qu'elle les avait toujours aimés, etqu'’elle mourait, leur souhaitant toute bénédiction. Elle ne put proférer d’autres paroles. Au reste, peu importait au Grand Duc et à peu près aussi peu à la Grande Duchesse. 11 leur suffisait d'avoir vu en particulier leur tante, que le public le sût pour qu'il fût aisé de faire répandre la tendresse et l’effusion des derniers adieux... Après cette entrevue, l’Impératrice baissa considérablement. Les intrigues de la Cour augmentèrent, mais il fut sensible que le parti du Grand Duc devenait le plus fort ».
Fallait-il faire proclamer le nouveau Tzar par le Sénat et lier le prince par des déclarations que ce corps aurait rédigées avec garanties contre les innovations dangereuses qu'une mentalité mal équilibrée pourrait lui inspit r, ou se contenter de la transmission automatique du pouvoir absolu à l'héritier reconnu? Il y eut conciliabule sur la procédure à adopter entre }anin, Roman Woronzow, frère du chancelier, quelques intimes de Pierre et Troubetskoï. Sur l'avis de ce dernier, on renonca à faire intervenir le Sénat.
Ne sachant à quel parti s'arrêter, le Grand Duc alla consulter sa femme avec laquelle il était en meilleurs termes depuis la maladie d'Élisabeth. Il la trouva à l’église, occupée des prières publiques; Catherine qui n'avait pu se concerter avec Panin se rangea au conseil de Troubetskoï.
Aussitôt la Tzarine décédée, « les courtisans qui atten-