CATHERINE PROPOSE L EVACUATION DE LA SAXE
de plus en plus problématique. « Comme on vous a déjà communiqué hier, écrit Frédéric (1), les deraières dépèches qui me sont entrées de Constantinople, vous y &urez vu combien ces gens-li sont variables, inconséquents et
jourtialiers dans leurs sentiments pour ne pas pouvoir
prendre tite tésolution ferme et efficace. »
Toutefois, Catherine bit Fin de renoncer à l'intention qu'elle aval inanifestée de prendre une part prépondétante aux fiégociations pour la paix; non seulement elle ävait offert, comme nous l'avons vu, à Londres une médiation combinée mais elle avait fait tenir à Goltz une note proposant aux belligérants l'évacuation de la Saxe. La souveraine russe avait « chargé ses ministres à Vienne et à Berlin d'y faire connaitre le vif désir qu'elle a que ces deux cours prêtent les mains à un arrangement au moyen duquel les États électoraux de la Saxe soient pleinement évacués par les troupes de l’une et de l'autre et rendus en pleine possession et jouissance à leur souverain le roi de Pologne. En retour de cetie évacuation et pour qu'elle ne tourne pas au préjudice de l’une ou de l’autre des deux puissances, il leur sera donné des assurances suffisantes que les frontières des États de l’une et de l’autre ne pourront ni ne devront point être inquiétées du côté de la Saxe et des pays qui en dépendent. Et pour cet effet, les États de la Saxe seront occupés par des troupes saxonnes. Si l’arrangement ci-dessus est convenu entre les deux parties, l'Impératrice est prète à s'en porter pour garante s'il est nécessaire ». Un arrangement de cette nature aurait privé le roi de Prusse des ressources Importantes qu'il tirait en hommes et en argent de l'électorat, aussi l’envoyé recut-il par retour du courrier une réponse peu salisfaisante :
tein. Pelerswaldau, 9 septembre 1762. Corr. Polil.,
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« Le Roi mon maitre (1) serait bien aise de complaire à S. M. I. dans toutes les occasions, autant qu'il saura dépendre de lui; mais que pour parvenir à l'évacuation de la Saxe, le Roi ne trouve pas un moyen plus convenable que celui que S. M. I. voudrait faire tant par ses instances en France, afin de porter S. M. T. C. d'évacuer les duchés de Clèves et de Gueldres..….. pour les lui remettre en possession de même que la cour de Russie voudrait contribuer par ses instances afin d'engager S. M. l’Impératrice Reine pour évacuer le comté de Glatz. » Le successeur désigné de Goltz, le comte de Solms, devait suivre cette affaire ainsi que celle de la médiation entre les Tartares et la Russie, acceptée par ce’ : ‘enière puissance. En attendant l’arrivée de son successeur, Goltz avait accompagné la cour de Russie à Moscou où devait s'effectuer le couronnement de la nouvelle Tzarine. Entre elle et Frédéric Les rapports, sans ètre précisément tendus, n'étaient rien moins que cordiaux; ce dernier en voulait à Catherine de son intervention en faveur de la Saxe; fort de ses récents succès, la reprise de Schweïdnitz le 9 octobre et la victoire de Freiberg remportée par le prince Henri sur les Autrichiens le 29 octobre, le roi de Prusse n’était guère disposé à céder à la pression que la cour du Nord cherchait à exercer sur lui : « Vous ferez vous-même, écrit-il à Goltz (2), la réflexion que dans la situation où, grâce à Dieu, mes affaires se trouvent, l’on ne saurait raisonnablement me parler ni d'évacuation de la Saxe, ni d'aucun dédommagement à lui faire à mes dépens, qu'on ne saura pas jamais tirer ni prétendre de moi, quoique je ne m'y opposerai pas, si l’on sache trouver moven de faire quelques légères convenances à la cour
(1) Note à remettre, annexe à la lettre de Frédéric it, ‘7 .vtembre 1762. Correspondance Pclitque, XXI, p. 220.
(2) Frédéric à Goltz, Léevenberg, ? novembre 1,6%. Le respenidan. Poldilique, XX, p. 305.