‹ La guerre de Sept ans [microforme]Chapitre 220 sur 230 · POSITION DES AUTRICHIENS · texte numérisé non relu

POSITION DES AUTRICHIENS

marcher vers Zittau avec la moitié de son corps; en route, sur l'invitation de Hadick, il se porta rapidement à Stolpen; dans cette localité, il rencontra Hohenzollern et de là les deux contingents gagnèrent Dresde où ils arrivèrent le 29 octobre.

Il semblait naturel que le prince Henri attendit l'arrivée du corps de Neuwied pour prendre sa revanche de l'échec du 15; mais soit crainte de voir Hadick plus rapproché recevoir ses renforts le premier, soit désir de ne pas laisser aux Autrichiens le temps de compléter les ouvrages défensifs dont ils commençaient à couvrir leurs lignes, soit ambition de remporter un succès dont il aurait toute la gloire avant l’arrivée du Roi, le prince se décida à tenter un effort pour reprendre son camp de Freyberg.

Les renseignements prussiens (1) sur les forces que Stolberg pouvait mettre en ligne, diffèrent; tantôt ils lui donnent #5 bataillons et 74 escadrons en majorité autrichiens, mais avec un appoint considérable de troupes des Cercles; tantôt ils lui attribuent #9 bataillons et 68 escadrons. La droite de ce prince occupait sur les collines en arrière de KI. Waltersdorf des tranchées non encore achevées et garnies d'artillerie de position. Le général Brunian surveillait avec des troupes légères et 2 régiments de hussards le terrain entre les bois de Nonnenwald et de Struthwald. Le centre des alliés avait le bois de Spittelwald sur son front; la défense de la lisière de ce bois et des tranchées tracées entre KL. Schirma et KI. Waltersdorf lui incombait ainsi que celle d’un abatis non encore terminé qui ne dépassait guère la route de Freyberg à KI. Schirma. La gauche bordait le Spittelwald; elle était soutenue de près par quelque infanterie et à distance par la division Mayer postée sur le Kuhberg près d'Erbisdorf et forte d'environ 6.000 hommes. À Freyberg, un gros

(1) Geschichte der siebenjarhrigen Krieges von den groszen Generalstabs vol. VI, Berlin, 1841, p. 415.

détachement d'infanterie était en réserve. La position des trois mamelons ou des trois croix entre Freyberg et le Spittelwald servait de réduit. Pour son attaque, le prince Henri avait à sa disposition 31 bataillons et 71 escadrons, les derniers à effectifs réduits; à peu près égal en cavalerie, il était inférieur en infanterie à son adversaire; le plan élaboré par son état-major et lui consistait à retenir la droite de ses adversaires à KI. Waltersdorf, alors que le principal assaut serait livré contre leur centre; en cas de progrès suffisant, l'offensive continuerait dans la direction de Freyberg. Le général Hulsen aurait pour mission de reprendre son ancienne position des Katzenhausen et d'occuper l'attention de l'ennemi du côté de Naundorf, Hutte et des Landeberge. Les rôles essentiels étaient répartis entre Kleist, Seydlitz, Durenhoffen, les deux Stutterheim et Belling. La clef de la position ennemie à enlever était le bois de Spittelberg et les redoutes des trois mamelons près de Freyberg.

Dans la nuit du 28 octobre, et conformément à des instructions détaillées qui in:'; juaient une connâissance approfondie du terrain, l’armée prussienne se mit en mouvement, se forma sur la ligne Braunsdorf, Lang Neunesdorf, G. Schirma et y attendit le jour, sans feux et sous les armes. Stolberg avait fait ses préparatifs de défense, il avait également fait prendre à ses troupes les armes dès minuit, plier ses tentes, avertir Buller et Hadick et renvoyé ses bagages de l'autre côté de la Mulda, Aussitôt le jour venu, le prince Henri qui était à la tête des colonnes de l'aile droite, donna le signal de l'offensive. Kleist avec une avant-garde composée de troupes de différentes armes, traversa Wegefarth, laissa Ober Schona à droite et prit la direction de Saint-Michel, Les brigades Duringshofen et Manstein, les grenadiers de Queiss et deux régiments de dragons suivirent la même route.

En même temps, Belling avança vers Struth, en chassa

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