LE TERRAIN EST IMPRATICABLE
terie et inabordable pour la cavalerie et l'artillerie; aussi, sur leur rapport, Ferdinand donna l'ordre de reprendre la marche sur Dortmünd où l'on ne parvint que tard dans la inatinée du #, Les confédérés campèrent & 1 kilo mètre 1/2 de la ville ; ils avaient été en route et sous les armes depuis 30 hetres.
Entre les avant-gardes de Ferditiand et Soubise, il y avait eu des rencontres les 4 6f 3 juillet, La pleiitie put lieu aux abords de Kamini : tif part} de volontiirés chargé de suivre les conifédérés, entrainé pif son ardeur, refoula les piquels de l'efinenii aux ordres du général Witginau, mais fut ramené à son tour par # bataillons du corps de Granbv !{); l'action coûta la vie à peu de monde, mais à plusieurs officiers supérieurs, parmi lesquels le brigadier Pedemont. La seconde eut pour théâtre la ville de Schwerte et le pont de Westhofen, sur la Roer; le combat fut très disputé, il y eut des charges de cavalerie avec succès alternatifs ; l’arrivée d'un bataillon de Bouillon, accouru au secours du prince de Croy qui commandait les Francais, obligea les confédérés à se retirer. Dans cette affaire le brigadier La Morlière fut grièvement blessé.
La manœuvre de Ferdinand excita l'admiration du monde militaire de l'époque : « Cette marche, Mylord, écrit Boyd, est à mon avis la plus extraordinaire qui ait jdinais été faite. J'ai vu plusieurs fois tourner le flanc d'un enneii, mais tourner le flanc d’une armée, à très courte distance, marcher tout le long de leur arrière et se porter sur l’autre flahe, c'est un incident bien rare! » En fait le monvement de Ferdinand n'eut pas de résultat ; il n’aboutit qu'à infliger à ses troupes une fatigue inutile.
Malgré son entreprise hardie qui eût pu être fort dangereuse en présence d'un adversaire plus entreprenant que Soubise, le général confédéré était fort inquiet; de Spôr-
1) Grenby à Bute, Hermerden, 6 juillet 1761. Record Offices
cken il n'avait pas de nouvelles directes depuis le 28 juin ; il paraissait opérer une retraite excentrique vers Hüxter au lieu de se rapprocher de Paderborn, comme il en avait reçu l’ordre à plusieurs reprises. Aussi les confédérés ne firent pas un long séjour à Dortmund; ils quittèrent cette ville dans la nuit du 3 au # et se mirent à la poursuite de Soubise qui profitait de leur absence momentanée pour essayer de gagner Soest et d'opérer sa jonction avec Broglie. Le * juillet, la situation était la suivante : Soubise en marche d'Hermerden sur Soest,couvert par une forte arrière-garde sous les ordres de Vogué ; Ferdinand à ses trousses entre Dortmund et Hermerden, précédé par une avantgarde sous le prince héréditaire; Broglie aux environs de >aderborn avec les détachements de Clausen et Belsun-. à Erwitte et sur la route de Soest; Wangenheim à L, . :stadt avec sa faible division ; enfin Spürcken en route de Blomberg sur Detmold. LusaceetChaboforma:ient l’extrème droite de l’armée du Haut-Rhin. D'Unna, Soubise avaitécrit à Choiseul qu’il ne comprenait rien à la marche de Ferdinand : « Il faut convenir que le prince Ferdinand prend un parti bien extraordinaire »; quant à lui, «il s’avancerait toujours avec prudence et précaution ». Sa dépêche du 6 juillet (1) à Broglie nous mettra au courant : «Je reçois, Monsieur le Maréchal, votre lettre du 5 datée d'Erwitte. En voyant cette date, elle m'a causé la joie la plus vive;
J'avoue qu'elle a été tempérée quand j'ai vu que vous n'aviez
point marché de Neuhaus. Le prince Ferdinand et le prince héréditaire sont réunis devant nous. Ils ne nous ont point attaqué hier. Fapprends qu'ils ont envoyé en diligence des pontons à Hämm, et l'on dit que c’est au-devant du corps de MM. de Wangenheimet Spürcken.Je souhaite que cette nouvelle ne soit pas fondée, caï elle nous laisserait peu de ressources. Je vais essayer de me soutenir ici, ou
{t Soubise à Broglie, Schlenbing, 6 juillet 1761. Archives de ja Guerre.
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