‹ La guerre de Sept ans [microforme]Chapitre 55 sur 230 · DISPOSITIONS PRISES PAR FERDINAND · texte numérisé non relu

DISPOSITIONS PRISES PAR FERDINAND

maréchaux français, mais ne sachant encore sur quel point elle s’effectuerait, il avait réparti son monde d’après l'importance des fractions de la masse qu'il avait devant lui. Le gros de son armée (1) occupait depuis le village de Buderich, près du bourg de Werl à 5 kilomètres de la Roer, jusqu’à la granu route de Soest à Hamen parallèle à la Lippe, une ligne irrégulière de 17 à 18 kilomètres, L'extrême droite, l'infanterie du général Kielmansegge, qui était aux ordres du prince héréditaire, était postée entre les hameaux de Hausberg et de Budberg derrière les ruisseaux de Landwehrbach et de Salzbach, face à Werl et surveillant la direction de Hemmerde. Les autres divisions du prince commandées par Barthels et Bose s'échelonnaient depuis Sünnern jusqu'aux abords de Wambeln ; derrière elle en seconde ligne se trouvait la cavalerie de Bock.

Au centre, se tenait l'infanterie de Conway et une brigade de Howard derrière le ruisseau de Salzbach ayant devant elle le village de Scheïdingen. Sur la crête on avait placé des batteries d'artillerie et une réserve de cavalerie. À gauche de Howard, le prince d’Anhalt prolongeait la ligne en passant par IIlingen, Cortemühle sur le Salzhbach et Sud Düncker jusqu’au confluent du ruisseau avec l’Ahse. Au total, les confédérés chargés de la défense du pays entre l’Ahse au nord et la Roer au sud comptaient #8 ou 50 bataillons et #4 escadrons, soit, avec l'artillerie, 36 à 37.000 hommes et environ 200 pièces y compris les pièces régimentaires.

De l’autre côté de l’Ahse était établi Wütginau aux abords des villages de Nord et de Kirch Düncker. La gauche du prince Ferdinand était formée du corps de Lord Granby, l'artillerie et l'infanterie en première ligne sur le Dünkerberg, la cavalerie en réserve, deux bataillons

(1) Westphalen, V, p. 595.

d'irréguliers dans le village de Villinghausen et dans les tranchées environnantes. Granby et Wütginau avaient sous leurs ordres 19 bataillons, 19 escadrons et des troupes légères, soit environ 15.000 combattants et 90 canons, dont 30 de parc. A portée du champ de bataille, mais sur la rive droite de la Lippe à Herzfeld, était campé Spürcken avec une dizaine de mille hommes.

La journée du 15 juillet s'écoula tranquille, ce ne fut qu'à # ou 5 heures(1) de l'après-midi que Broglie fit commencer le mouvement en avant. IL s’effectua en trois colonnes sous la direction générale de Stainville; celle de gauche conduite par Belsunce ne rencontra pasgrande résistance ; elles'empara presque sans lutte du châtzau de Nadel et de sa petite garnison de 100 hommes. Iln’en fut pas de même pour la colonne de droite qui devait s'établir dans le village de Villinghausen cù les avant-postes anglais, contrairement à ce qui s'était passé lors des reconnaissances des jours précédents, refusèrent de céder le terrain. Broglie était aux abords de Nadeï : « Comme j'en approchais, écrit-il(2), j'entendis un très grand feu du côté de M. de Closen, ce qui m'engagea de m'y porter au galop. Je trouvai qu'il avait fait attaquer le village par M. de Saint-Victor, qu'il l'avait soutenu avec les régiments de Nassau et de Deux-Ponts et les bataillons de grenadiers et chasseurs d'Auvergne et de Poitou, et l'avait emporté ainsi qu’un abattis que les ennemis avaient fait. IL me fit demander de lui envoyer des troupes, les ennemis l'ayant rattaqué très vivement, et j'y fis marcher la brigade de Dauphin de la division de M. de Guerchy qui s’y porta lui-même avec elle. J'y conduisis ensuite moi-même le régiment du Roi, et j'y fis entrer une quinzaine de pièces de canon du

pare. Les ennemis rattaquèrent à différentes reprises avec

(1) La première dépêche de Broglie du 16 dit 5 heures, la relation posté-

rieure parle de 4 heures. | (2) Broglie à Choiseul, Oestinghausen, 16 juillet 1761. Lettre déjà citée.

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